<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	>

<channel>
	<title>petites lectures entre amis</title>
	<atom:link href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com</link>
	<description>coups de coeur, coups de gueules et expériences littéraires</description>
	<lastBuildDate>Fri, 27 Jan 2012 23:07:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.com/</generator>
<cloud domain='petiteslecturesentreamis.wordpress.com' port='80' path='/?rsscloud=notify' registerProcedure='' protocol='http-post' />
<image>
		<url>http://1.gravatar.com/blavatar/d705cae54b8df8b57ae788f9410f5fec?s=96&#038;d=http%3A%2F%2Fs2.wp.com%2Fi%2Fbuttonw-com.png</url>
		<title>petites lectures entre amis</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com</link>
	</image>
	<atom:link rel="search" type="application/opensearchdescription+xml" href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/osd.xml" title="petites lectures entre amis" />
	<atom:link rel='hub' href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?pushpress=hub'/>
		<item>
		<title>L&#8217;art français de la guerre, d&#8217;Alexis Jenni</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2012/01/14/lart-francais-de-la-guerre-dalexis-jenni/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2012/01/14/lart-francais-de-la-guerre-dalexis-jenni/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 09:59:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[du vrac]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2710</guid>
		<description><![CDATA[14/14 Un art français ample ou pesant, lassant ou riche (indécision d&#8217;une lectrice) Le prix Goncourt 2011 ne ravira pas toutes les mains dans lesquelles il est tombé à Noël, souvent à défaut d&#8217;une autre idée de cadeau de la &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2012/01/14/lart-francais-de-la-guerre-dalexis-jenni/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2710&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;"><img class="alignnone" src="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" alt="" width="94" height="126" />14/14</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Un art français ample ou pesant, lassant ou riche</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>(indécision d&#8217;une lectrice)<br />
</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Le prix Goncourt 2011 ne ravira pas toutes les mains dans lesquelles il est tombé à Noël, souvent à défaut d&#8217;une autre idée de cadeau de la part du généreux offrant, qu&#8217;on se le dise. J&#8217;ai de mon côté rendu l&#8217;exemplaire emprunté avec une sorte de soulagement. Ne vous y trompez pas cependant : je ne regrette pas cette lecture. Allez, il va maintenant falloir que je vous explique tout ça&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;"><em>L&#8217;art français de la guerre</em> est un roman ample. Dire son nombre de pages, 650, ne nous montre pas vraiment cette ampleur. Elle est située dans le style même d&#8217;Alexis Jenni. Il y a une finesse alliée à une certaine pesanteur dans la langue de l&#8217;écrivain. Quelque chose qui nous transforme, nous, la lecture, le récit, l&#8217;histoire &#8211; avec un petit comme avec un grand H. L&#8217;auteur nous emporte dans de longues réflexions sur l&#8217;histoire récente de la France, la seconde guerre mondiale, la guerre d&#8217;Indochine et la guerre d&#8217;Algérie. La triade des traumas, les sujets tabous de notre société, sont étalés au grand jour par un narrateur comme détaché du monde autour de lui. Les mots cognent, frappent, nous déchirent. La force du récit réside sans doute dans cet usage de la langue. Alexis Jenni, à travers une fiction, nous dit ce qui ne se dit pas. Notre histoire comme notre société en prenne un coup.</p>
<p style="text-align:justify;">Il fallait réussir à mêler les deux, Histoire et société. Alexis Jenni alterne des chapitres qu&#8217;il intitule &#8220;commentaires&#8221;, réflexions d&#8217;un narrateur qui se présente dès le début comme tel (&#8220;J&#8217;aimerais bien une autre vie mais je suis le narrateur. Il ne peut pas tout faire, le narrateur : déjà, il narre. S&#8217;il me fallait, en plus de narrer, vivre, je n&#8217;y suffirais pas&#8221;), avec d&#8217;autres qu&#8217;il appelle sans ambiguïté &#8220;Roman&#8221;. Sept longs chapitres pour un narrateur qui regarde le monde autour de lui de manière détaché, nous raconte son histoire personnelle à demi-mots mais surtout la manière dont il se retrouve à raconter l&#8217;histoire de Victorien Salagnon, le personnage principal des six &#8220;romans&#8221; : &#8220;Je ne sais quelle compétence il me prête. Je ne sais pas en quoi il a cru en m&#8217;observant de ses yeux trop clairs, de ces yeux dans lesquels je n&#8217;identifie pas d&#8217;émotions, juste une transparence qui me laisse croire à la proximité. Mais je suis le narrateur, alors je narre&#8221; (fin des premiers commentaires). La seule chose qui réunit nos personnages, mis à part la ville de Lyon, est la peinture. Tous les deux peignent, et c&#8217;est par fascination pour les oeuvres de Victorien que le narrateur se retrouve à prendre des cours avec lui. Narrateur et protagoniste sont réunis, à tel point que Salagnon demande à son pupille d&#8217;écrire son histoire, à laquelle il n&#8217;arrive pas à donner de relief.</p>
<p style="text-align:justify;">Alexis Jenni nous parle ainsi du présent et du passé, de l&#8217;influence du passé sur le présent. Les liens sont forts, rempli d&#8217;atrocités et d&#8221;injustices. L&#8217;un n&#8217;est qu&#8217;écho de l&#8217;autre, sa conséquence doublée à une survivance de la pensée raciale. Rien n&#8217;a changé, et pourtant tout est plus fort, plus compliqué, plus caché. Cette complexité qui se cache derrière une construction en alternance d&#8217;une grande simplicité, derrière les artifices assez classiques du roman et derrière une langue riche qui exprime un équilibre entre contemplation et violence, est un véritable poids dans la lecture. Longtemps, nous ne faisons que la percevoir sans vraiment la comprendre.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce qui ressort de ce roman, c&#8217;est son honnêteté totale. L&#8217;auteur ne se cache pas, et ne cache pas non plus la dimension fictive de son roman. Le narrateur est le narrateur, qui plus est contemporain à l&#8217;auteur. Il n&#8217;est pas Victorien Salagnon, ce personnage qui a participé aux guerres de décolonisation, mais une personne qui nous parle du passé depuis le présent. Il ne dit pas avoir raison sur tout, et sa compréhension est souvent bloquée parce qu&#8217;il n&#8217;a pas vécu ces choses là, parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas participé. D&#8217;ailleurs, Salagnon et Mariani (compagnon de route du premier en Indochine et en Algérie devenu chef d&#8217;un groupe raciste) le reprendront à plusieurs reprises dans ses lectures du passé.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;auteur réussit avec brio a ne pas juger l&#8217;Histoire telle qu&#8217;elle a été écrite. Il ne juge pas les  exécutions sommaires au lendemain de la seconde guerre mondiale, ni les massacres de villages entiers en Indochine, ni les soldats qui ont torturé en Algérie. Il nous montre. Avec horreur et exactitude, il rend compte de ce qu&#8217;il s&#8217;est passé. Sans juger les faits, il interprète le présent :</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">&#8220;La race est une pensée inconsistante, qui repose sur notre avidité éperdue des ressemblance ; et qui aspire à des justifications théoriques qu&#8217;elle ne trouvera pas, car elles n&#8217;existent pas. La race c&#8217;est un pet du corps social, la manifestation muette d&#8217;un corps malade de sa digestion ; la race, c&#8217;est pour amuser la galerie, pour occuper les gens avec leur identité, ce truc indéfinissable que l&#8217;on s&#8217;efforce de définir ; on n&#8217;y parvient pas, alors cela occupe.&#8221;</p>
<p style="text-align:justify;">&#8220;J&#8217;avais travail, maison et femme, qui sont trois visages d&#8217;un réel unique, trois aspects d&#8217;une même victoire : le butin de la guerre sociale. Nous sommes encore des cavaliers scythes. Le travail c&#8217;est la guerre, le métier un exercice de la violence, la maison un fortin, et la femme une prise, jetée en travers du cheval et emportée.&#8221;</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Sans les parties &#8220;roman&#8221;, nous aurions l&#8217;impression de nous faire écraser sous de grandes vérités, des maximes et des interprétations indiscutables de la société française actuelle, symbole d&#8217;un moralisme barbant au plus haut point. Mais Alexis Jenni pallie à ça : nous comprenons le monde actuel en regardant le passé, en montrant que ces idées ne viennent pas de nul part mais de l&#8217;Histoire. La société est marquée par elle, et c&#8217;est en observant les horreurs de la guerre que nous voyons différemment le présent, la manière de penser qui change ou ne change pas (du moins pas vraiment), le malaise social, la survivance de la pensée raciale, notre trouble face à l&#8217;attitude des autorités&#8230; L&#8217;auteur, en créant ce personnage à la vision critique et décalée de notre société, a conscience de pouvoir choquer. Il en joue pour nous montrer les choses d&#8217;un autre point de vue. C&#8217;est parfois extrême et très critiquable, voire faux, mais cela nous fait réagir et réfléchir.</p>
<p style="text-align:justify;">Honnête également est cette manière de parler de l&#8217;écriture dans le roman lui même. Mettre le narrateur au grand jour permet à l&#8217;auteur d&#8217;évoquer la narration, la manière dont se construit le récit, le travail de la langue. Ici, c&#8217;est même un jeu : le narrateur se dit mauvais, et il affirme la supériorité de la peinture et du cinéma à plusieurs reprises, sans exclure de la remettre en cause plus tard. Pourtant, les mots disent l&#8217;indicible, ils rendent compte d&#8217;une réalité intraduisible sans eux. Le cinéma n&#8217;a pas (encore) su la montrer. Les limites de la langue sont évoquées (&#8220;Le silence se fit. Cela avait duré quelques secondes, le temps de descendre une pente en courant. Le dire est déjà le dilater&#8221;), mais aussi sa richesse : c&#8217;est dans la langue que le narrateur affirme une unité (&#8220;Elle est merveilleuse cette expression qui dit : nous nous comprenons. Elle décrit un entrelacement intime où chacun est une partie de l&#8217;autre, figure impossible à représenter mais qui est évidente du point de vue du langage : nous sommes entrelacés par la compréhension intime de la langue&#8221;).</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est parfois un peu fade, monotone ou simplement ennuyeux, mais l&#8217;impression d&#8217;ensemble n&#8217;est pas celle là. Ce roman est complexe, par bien des côtés inaccessible, les idées s&#8217;enchâssent les unes dans les autres sans que nous y comprenions grand chose, le véritable lien entre présent et passé n&#8217;est qu&#8217;une impression qui s&#8217;installe très lentement au fil de la lecture, les récits qui nous sont fait sont longs, ils balaient tout un pan de non-dits qui s&#8217;explicitent dans la langue d&#8217;Alexis Jenni, racontent des années de guerre, les commentaires dressent un tableau très large de la société actuelle sous la forme de pensées d&#8217;un narrateur, il y a souvent des longueurs à n&#8217;en plus savoir que faire&#8230; Tout cela rend la lecture de ce roman ardue, pénible, lassante, mais c&#8217;est également ce qui lui donne toute sa valeur.</p>
<p style="text-align:center;"><em><img class="aligncenter" src="http://petiteslecturesentreamis.files.wordpress.com/2012/01/l-art-francais-de-la-guerre-224319.jpg?w=240&#038;h=344" alt="" width="240" height="344" />L&#8217;Art français de la guerre</em></p>
<p style="text-align:center;">d&#8217;Alexis Jenni</p>
<p style="text-align:center;">ed Gallimard</p>
<p style="text-align:center;">18 Août 2011</p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/du-vrac/'>du vrac</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2710/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2710&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2012/01/14/lart-francais-de-la-guerre-dalexis-jenni/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>21</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://petiteslecturesentreamis.files.wordpress.com/2012/01/l-art-francais-de-la-guerre-224319.jpg?w=349" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Bilan 2011</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/28/bilan-2011/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/28/bilan-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 17:59:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[du vrac]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2702</guid>
		<description><![CDATA[Un rapide billet pour vous annoncer deux ou trois choses. Tout d&#8217;abord, j&#8217;ai raté l&#8217;anniversaire de mon blog. C&#8217;était le 21 novembre, et je viens tout juste de m&#8217;en rendre compte. Ce n&#8217;est pas bien grave, il n&#8217;a pas l&#8217;air &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/28/bilan-2011/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2702&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Un rapide billet pour vous annoncer deux ou trois choses.</p>
<p style="text-align:justify;">Tout d&#8217;abord, j&#8217;ai raté l&#8217;anniversaire de mon blog. C&#8217;était le 21 novembre, et je viens tout juste de m&#8217;en rendre compte. Ce n&#8217;est pas bien grave, il n&#8217;a pas l&#8217;air de m&#8217;en vouloir beaucoup, et je vous promets qu&#8217;il y en aura beaucoup d&#8217;autres, des anniversaires, que je serais bien capable d&#8217;oublier, d&#8217;ailleurs. Le temps passe vite sur la blogosphère. J&#8217;ai rencontré beaucoup de personnes, j&#8217;apprécie d&#8217;échanger régulièrement avec quelques-unes d&#8217;entre elles, et pour mes autres visiteurs avec qui j&#8217;échange moins, ce n&#8217;est pas par manque d&#8217;envie, n&#8217;en doutez pas, mais plutôt par manque de temps.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce n&#8217;est pas tout ça, mais nous sommes le 28 décembre, mon blog à plus de deux ans, et l&#8217;année écoulée ne compte pas pour du beurre, même si j&#8217;ai oublié l&#8217;anniversaire de ce blog qui me suit partout. Il est temps de faire un petit bilan de cette année, en quelques mots et quelques chiffres, je ne vous embête pas avec ça.</p>
<p style="text-align:justify;">2011, c&#8217;est donc 59  lectures, beaucoup moins que l&#8217;année 2010, <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2010/12/31/bilan-de-2010-et-previsions-pour-2011/" target="_blank">où j&#8217;en comptabilisais 77</a>. Il faut dire que depuis la rentrée, mon rythme de lectures s&#8217;est beaucoup réduit, de même que mon activité bloguesque. Je n&#8217;ai plus beaucoup de temps pour lire les livres que je partage ici, et on peut dire que je lis maintenant environ deux livres par mois. Tout ça à cause des études&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Je ne désespère pas pour 2012 de reprendre un rythme plus régulier et plus dans mes habitudes. J&#8217;ai l&#8217;impression de m&#8217;être adaptée à la prépa, et peut-être que maintenant que cela est fait, je vais pouvoir lire pour le plaisir un peu plus. Nous verrons.</p>
<p style="text-align:justify;">Quoi d&#8217;autre en 2011 ? Quelques échanges, rencontres, festivals :</p>
<p style="text-align:justify;">- Le Salon du Livre à Paris en Mars, que je ne referai plus avant un petit moment, sauf circonstances spéciales. Trop de monde, manque d&#8217;unité, auteurs surmenés par les demandes de dédicace ou bien totalement invisibles aux yeux des lecteurs, pas d&#8217;espace de liberté, et une ambiance avec laquelle je ne croche pas tout à fait. J&#8217;étais tout de même heureuse d&#8217;y croiser Valérie du blog <a href="http://vallit.canalblog.com/" target="_blank">Val aime les livres</a>, et de (re)voir certains auteurs.</p>
<p style="text-align:justify;">- De nouveau, le festival Etonnants Voyageurs de St Malo. Rencontres, échanges, débats sympathiques. Je crois que je vais m&#8217;abonner à ce festival ! Dans tous cas, j&#8217;ai prévu d&#8217;y retourner en 2012.</p>
<p style="text-align:justify;">- Une rencontre avec Carole Martinez et Véronique Ovaldé en Septembre aux Champs Libres de Rennes, suivie d&#8217;une autre en décembre avec le lauréat du Goncourt Alexis Jenni (je suis en train de lire son <em>Art français de la guerre</em>), celle du Goncourt des Lycéens Carole Martinez et les académiciens Goncourt Didier Decoin et Edmonde Charles-Roux. Un vrai plaisir que je ne manquerai pas de renouveler plusieurs fois en 2012.</p>
<p>Et on ne termine pas l&#8217;année sans une traditionnelle liste de coups de coeur.</p>
<p style="text-align:center;">Le coup de coeur BD : <em></em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Le trop grand vide d&#8217;Alphone Tabouret</em>, de Sibillyne, Capucine et Jérôme d&#8217;Aviau. <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/01/21/bd-le-trop-grand-vide-dalphonse-tabouret-de-sibylline-capucine-et-jerome-daviau/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.librairie-colibris.fr/blog/wp-content/uploads/2011/01/trop-grand-vide-alphonse-tabouret.jpg" alt="" width="105" height="126" /></a></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;">Les récits qui m&#8217;ont coupé le souffle par la force de leur écriture et de leur intrigue :</p>
<p style="text-align:center;"><em>Les Petits</em> de Frédérique Clémençon (recueil de nouvelles)<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/03/01/les-petits-de-frederique-clemencon/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782879297279.jpg" alt="" width="100" height="159" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>Sukkwan Island</em> de David Vann (roman)<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/05/19/sukkwan-island-de-david-vann/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://noirsdesseins.files.wordpress.com/2010/02/vann.jpg?w=95&#038;h=139" alt="" width="95" height="139" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>L&#8217;alcool et la nostalgie</em> de Mathias Enard (roman)<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/03/27/lalcool-et-la-nostalgie-de-mathias-enard/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://rhinoceros.eu/images/vincent/11/02/enard_alcool/enard_alcool_nostalgie.jpg" alt="" width="127" height="143" /></a></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;">Les romans qui m&#8217;ont montré des auteurs qui se renouvellent sans briser la magie de leur plume ou de leur univers :</p>
<p style="text-align:center;"><em>Du Domaine des Murmures</em> de Carole Martinez<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/du-domaine-des-murmures-de-carole-martinez/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://storage.canalblog.com/26/56/861840/70921448.gif" alt="" width="106" height="153" /></a><em>Les Hommes Sirènes</em> de Fabienne Juhel<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/05/19/les-hommes-sirenes/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/3/5/4/9782812601453.jpg" alt="" width="101" height="147" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>Retour à Killybegs</em> de Sorj Chalandon<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/09/19/retour-a-killybegs-de-sorj-chalandon/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://img.over-blog.com/300x300/4/54/69/34/retour-a-killybegs-220318.jpg" alt="" width="142" height="142" /></a></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;">Mes belles découvertes :</p>
<p style="text-align:center;">Anne Percin, son univers jeunesse avec <em>Point de côté</em> comme son univers &#8220;adulte&#8221; avec <em>Le Premier Eté</em></p>
<p><em>                              <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/18/le-premier-ete-danne-percin/" target="_blank"><img class="alignnone" src="http://surmesbrizees.files.wordpress.com/2011/11/premier-c3a9tc3a9.jpg?w=95&#038;h=138" alt="" width="95" height="138" /></a>                                               <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/04/24/point-de-cote-danne-percin/" target="_blank"><img class="alignnone" src="http://idata.over-blog.com/0/25/43/85/jeunesse-07-2007/point-de-cote.jpg" alt="" width="133" height="133" /></a><br />
</em></p>
<p style="text-align:center;">Dany Lafferière avec <em>L&#8217;énigme du retour<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/04/23/lenigme-du-retour-de-dany-lafferiere/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.deslivres.com/images/products/image/Lenigme-du-retour.jpg" alt="" width="97" height="154" /></a></em></p>
<p style="text-align:center;">Ma réconciliation avec une auteur dont je n&#8217;avais pas aimé la découverte :</p>
<p style="text-align:center;">Jakuta Alikavazovic dont je recommande <em>Histoires contre nature<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/03/04/histoires-contre-nature-de-jakuta-alikavazovic/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.deslivres.com/images/products/image/Histoires-contre-nature.jpg" alt="" width="124" height="183" /></a></em></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;">Quelques titres étrangers qui m&#8217;ont séduits :</p>
<p style="text-align:center;"><em>Spooner</em> de Pete Dexter<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/03/17/spooner-de-pete-dexter/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.buveurs-dencre.com/images/roman%202011/spooner.jpg" alt="" width="158" height="158" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>Débutants</em> de Raymond Carver<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/05/18/debutants-de-raymond-carver/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.deslivres.com/images/products/image/Debutants-oeuvres-completes-t1.jpg" alt="" width="109" height="159" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>La Vie très privée de Mr Sim</em> de Jonathan Coe<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/05/26/la-vie-tres-privee-de-mr-sim-de-jonathan-coe/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR0vSJHtpl2k20U1SE60-1BsHM4amkBnDcW4k08zPImYBwzxQGUEP0ppCVh8Q" alt="" width="118" height="175" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>Taxi</em> de Khaled Al Khamissi<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/06/23/taxi-de-khaled-al-khamissi/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.deslivres.com/images/products/image/taxi-khaled-al-khamissi.jpg" alt="" width="123" height="211" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>Auprès de moi toujours</em> de Kazuo Ishiguro<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/07/13/aupres-de-moi-toujours-de-kazuo-ishiguro/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/4/2/9/9782070341924.jpg" alt="" width="135" height="207" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>Freedom</em> de Jonathan Franzen<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/freedom-de-jonathan-franzen/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://media.paperblog.fr/i/481/4817434/freedom-jonathan-franzen-L-5ZiRyk.jpeg" alt="" width="128" height="181" /></a></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;">Les romans sensibles, fantaisistes et bien écrits :</p>
<p style="text-align:center;"><em>Métamorphose en bord de ciel</em> de Mathias Malzieu<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/04/metamorphose-en-bord-de-ciel-de-mathias-malzieu/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/6/6/0/9782081249066.jpg" alt="" width="138" height="214" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>Des Vies d&#8217;oiseaux</em> de Véronique Ovaldé<a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/des-vies-doiseaux-de-veronique-ovalde/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://storage.canalblog.com/51/64/444228/68039358.jpg" alt="" width="131" height="192" /></a></p>
<p style="text-align:center;">Belle fin d&#8217;année à tous et à l&#8217;année prochaine pour de nouvelles lectures, de nouveaux échanges et de nouvelles rencontres !</p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/du-vrac/'>du vrac</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2702/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2702&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/28/bilan-2011/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>28</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://www.librairie-colibris.fr/blog/wp-content/uploads/2011/01/trop-grand-vide-alphonse-tabouret.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782879297279.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://noirsdesseins.files.wordpress.com/2010/02/vann.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://rhinoceros.eu/images/vincent/11/02/enard_alcool/enard_alcool_nostalgie.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://storage.canalblog.com/26/56/861840/70921448.gif" medium="image" />

		<media:content url="http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/3/5/4/9782812601453.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://img.over-blog.com/300x300/4/54/69/34/retour-a-killybegs-220318.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://surmesbrizees.files.wordpress.com/2011/11/premier-c3a9tc3a9.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://idata.over-blog.com/0/25/43/85/jeunesse-07-2007/point-de-cote.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://www.deslivres.com/images/products/image/Lenigme-du-retour.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://www.deslivres.com/images/products/image/Histoires-contre-nature.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://www.buveurs-dencre.com/images/roman%202011/spooner.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://www.deslivres.com/images/products/image/Debutants-oeuvres-completes-t1.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR0vSJHtpl2k20U1SE60-1BsHM4amkBnDcW4k08zPImYBwzxQGUEP0ppCVh8Q" medium="image" />

		<media:content url="http://www.deslivres.com/images/products/image/taxi-khaled-al-khamissi.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/4/2/9/9782070341924.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://media.paperblog.fr/i/481/4817434/freedom-jonathan-franzen-L-5ZiRyk.jpeg" medium="image" />

		<media:content url="http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/6/6/0/9782081249066.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://storage.canalblog.com/51/64/444228/68039358.jpg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Le Premier Eté, d&#8217;Anne Percin</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/18/le-premier-ete-danne-percin/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/18/le-premier-ete-danne-percin/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 23:01:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[bien, bien]]></category>
		<category><![CDATA[littérature contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature française (langue française)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2685</guid>
		<description><![CDATA[13/14 Remords et nostalgie Quand deux soeurs qui se sont écartées l&#8217;une de l&#8217;autre au fil des années se retrouvent à vider la maison de leurs grands-parents décédés un été, c&#8217;est le temps des souvenirs. On se débarrasse pourtant, on &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/18/le-premier-ete-danne-percin/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2685&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;"><img class="alignnone" src="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" alt="" width="115" height="153" />13/14</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Remords et nostalgie<br />
</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Quand deux soeurs qui se sont écartées l&#8217;une de l&#8217;autre au fil des années se retrouvent à vider la maison de leurs grands-parents décédés un été, c&#8217;est le temps des souvenirs. On se débarrasse pourtant, on jette, vide, nettoie pour ne plus se rappeler. Mais l&#8217;endroit est resté le même, et Catherine est submergé par les souvenirs d&#8217;un été bien particulier, celui de ces seize ans, dès la première page (la vision d&#8217;une croix avec quelques fleurs le long d&#8217;une route, &#8220;un lieu, une borne, un espace délimité pour fixer le souvenir du drame qui s&#8217;est joué là, il y a quinze ans&#8221;, p10). Pour expliquer la culpabilité qui la ronge depuis tout ce temps, Catherine va raconter à sa soeur aînée cet été là, comme si celle-ci ne l&#8217;avait pas vécu avec elle, ce dernier été passé ensemble.</p>
<p style="text-align:justify;">Bien que le malaise soit posé dès la première page, Anne Percin nous emporte ailleurs, dans les lieux de nos enfances. Le village des grands-parents, la chambre partagée avec la soeur, la chaleur de l&#8217;été, les hits des années 1980, la mode des pantalons Naf Naf, les premiers amours&#8230; L&#8217;auteur semble se rappeler avec précision les sentiments que l&#8217;on ressent à cet âge là dans cet univers là. Les scènes sont d&#8217;une beauté passée, voilée par ce malaise que la narratrice porte en elle et dont tout le récit qu&#8217;elle fait à sa soeur est imbibé, comme s&#8217;il n&#8217;était raconté que dans le but d&#8217;enfin dévoilé la vérité pour s&#8217;en émanciper.</p>
<p style="text-align:justify;">La dimension nostalgique n&#8217;est cependant pas à gommer de notre lecture. Elle est présente au fil des pages, la narratrice pose son regard d&#8217;adulte sur son adolescence, les moments passés chez ses grands-parents en compagnie de sa lecture d&#8217;été, <em>Le Grand Meaulnes</em>, et nous sommes emportés avec elle vers cet autre temps. D&#8217;un autre côté, c&#8217;est le récit de la fin de ce temps qu&#8217;elle nous fait, à la fin de cet été là la relation des deux soeurs va commencer à s&#8217;étioler, elles ne vont plus passer leurs étés ensemble et Catherine ne sera plus jamais la même.</p>
<p style="text-align:justify;">Le malaise va peu à peu se développer et s&#8217;éclaircir au fil du récit, mais une fois sa cause identifiée, il ne sera pas moins grand ou moins dur. La narratrice n&#8217;en sera pas libérée, et le narrateur ne fera que mieux le comprendre. Les années de silence, de remords, qui nous rongeaient comme ils rongeaient la narratrice, se ressentent jusqu&#8217;au bout du récit. Elles sont là, bien présentes dans cette libération des mots, cet aveu fait à sa soeur &#8220;l&#8217;Angélique&#8221;, ce &#8220;tu&#8221; auquel Catherine s&#8217;adresse dans un long monologue qui nous happe comme doit être happée la destinatrice fictive, qui s&#8217;efface elle-même au fil du récit pour laisser place à son double de jeunesse.Ce n&#8217;est plus qu&#8217;une deuxième personne qui pourrait tout aussi bien le lecteur, s&#8217;il avait vécu lui aussi cet été bien particulier.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce n&#8217;est pourtant pas le mystérieux malaise posé au début du récit et amplifié dans la suite qui nous tient tout au long de la lecture. Cette appréhension du drame adolescent, de cet évènement qui a bouleversé la narratrice depuis, est porté par l&#8217;écriture d&#8217;Anne Percin. Comme dans ses romans jeunesse, l&#8217;écrivain écrit d&#8217;une manière très sensible. Des phrases nominales, des images simples, saisies comme des instantanés un peu jaunis par le temps, un appel à tous les sens pour que l&#8217;émotion soit présente naturellement&#8230;</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">&#8220;Dans le terrain vague s&#8217;élevaient des chandelles jaunes, du colza ou de la moutarde jetés là par le vent et qui avaient germé. Et puis des ombelles blanches tendues comme des parasols : carotte, ciguë, grande berce. Je cherchais partout à repérer les feuilles glauques du chanvre, leur découpe fine qui leur donne une élégance naturelle, un peu distinguée, curieuse. [...] Je me souviens des abeilles bourdonnant autour des fleurs, d&#8217;un ciel bas comme un couvercle mauve, un ciel de pluie malgré la chaleur.&#8221; (p134)</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;écriture vibre et nous fait vibrer des visions enfantines, des émois adolescents et du regard d&#8217;adulte sensible et censé sur eux. Derrière la dimension très sensuelle, sensitive, de la plume d&#8217;Anne Percin, l&#8217;émotion se révèle.</p>
<p style="text-align:justify;">Un roman beau et sensible sur le sujet a priori banal des premiers amours adolescents, qui évoque avec beaucoup de finesse et d&#8217;émotion cet état d&#8217;entre deux âges dans lequel peuvent se jouer bien plus que des histoires de coeur. Ou peut-être que ne se joue que ça, finalement, mais sans négliger la réalité de cette expression, le poids que peut représenter le regard des autres sur celles-ci, les fins tragiques, les incompréhensions, les difficultés et, parfois, les lourds remords.</p>
<p style="text-align:center;">.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce livre a été une lecture commune avec Anne du blog <a href="http://desmotsetdesnotes.over-blog.com/" target="_blank">Des Mots et des Notes</a>, son très beau billet est <a href="http://desmotsetdesnotes.over-blog.com/article-le-premier-ete-92335297.html" target="_blank">par là</a>.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter" src="http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782812602498.jpg" alt="" width="400" height="614" /></p>
<p style="text-align:center;"><em>Le Premier Eté</em></p>
<p style="text-align:center;">d&#8217;Anne Percin</p>
<p style="text-align:center;">ed du Rouergue</p>
<p style="text-align:center;">24 Août 2011</p>
<p style="text-align:center;">.</p>
<p style="text-align:center;">Découvrez également l&#8217;univers d&#8217;Anne Percin dans ses romans jeunesse.</p>
<p style="text-align:center;">Je parle de l&#8217;un d&#8217;eux, <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/04/24/point-de-cote-danne-percin/">par là</a></p>
<p style="text-align:center;">.</p>
<p style="text-align:center;">PS : je propose de faire voyager ce livre pour toute personne que je connais un minimum, c&#8217;est-à-dire qui a déjà laissé au moins un commentaire sur mon blog. Inscrivez-vous par mail ou en commentaire !</p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-de-lectures-adultes/bien-bien-vague-tri-de-lectures-adultes/'>bien, bien</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-epoque/litterature-contemporaine/'>littérature contemporaine</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-lieux/litterature-francaise-langue-francaise/'>littérature française (langue française)</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2685/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2685&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/18/le-premier-ete-danne-percin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>15</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782812602498.jpg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Vie et opinions de Maf le chien et de son amie Marilyn Monroe, d&#8217;Andrew O&#8217;Hagan</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/17/vie-et-opinions-de-maf-le-chien-et-de-son-amie-marilyn-monroe-dandrew-ohagan/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/17/vie-et-opinions-de-maf-le-chien-et-de-son-amie-marilyn-monroe-dandrew-ohagan/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 21:21:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[bien, bien]]></category>
		<category><![CDATA[littérature américaine (langue anglaise)]]></category>
		<category><![CDATA[littérature contemporaine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2679</guid>
		<description><![CDATA[Fantaisie d&#8217;un chien érudit Marilyn Monroe a eu un chien vers la fin de sa vie. Vous le saviez ? Peut-être l&#8217;avez vous aperçu sur certaines photos : la star l&#8217;emmenait partout avec elle. Pour aborder ce personnage mythique de &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/17/vie-et-opinions-de-maf-le-chien-et-de-son-amie-marilyn-monroe-dandrew-ohagan/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2679&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="CENTER"><strong>Fantaisie d&#8217;un chien érudit</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Marilyn Monroe a eu un chien vers la fin de sa vie. Vous le saviez ? Peut-être l&#8217;avez vous aperçu sur certaines photos : la star l&#8217;emmenait partout avec elle. Pour aborder ce personnage mythique de Marilyn, l&#8217;écrivain Andrew O&#8217;Hagan a eu l&#8217;idée d&#8217;imaginer la vie de son compagnon fidèle. C&#8217;est ainsi un morceau de vie de la star, l&#8217;un des plus torturés à notre connaissance, que nous découvrons à travers le personnage de Mafia Honey, dit Maf.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;auteur nous offre ainsi une vision intime, celle de son compagnon fidèle, de la star étincelante des années 1960. Il semble qu&#8217;il n&#8217;est ainsi pas cherché à donner une analyse de la personnalité de Marilyn Monroe, ni de sa fin tragique (Maf rentre dans la vie de Marilyn lors des deux dernières années de la vie de sa maîtresse), mais plutôt à nous la montrer sous toutes ses facettes pour finalement laisser le lecteur apercevoir une personne fragile, pleine de sensibilité, de faces cachées et d&#8217;espoirs trahis.</p>
<p style="text-align:justify;">Notre narrateur chien ne s&#8217;abstient pourtant pas de réflexion sur le monde des humains, mais sur sa « compagne prédestinée », il ne porte pas de jugement, partage juste les dernières années de sa vie : la rupture avec le dramaturge Arthur Miller, la psychanalyse, les doutes et angoisses, Kennedy, cocktails à répétition, médicaments, bonheur enfantin&#8230; Tous les éléments sont vrais, et pourtant le familier de la star ne les interprètent pas comme tous les hommes le font sur la vie de sa maîtresse.</p>
<p style="text-align:justify;">A l&#8217;inverse, Maf est très critique avec la société humaine. Observateur du théâtre humain, il a un avis sur tout, persuadé de savoir beaucoup de choses sur la philosophie, la psychanalyse, la littérature, les arts et bien sûr sur la vie de ses semblables et de leurs maîtres. Il découvrira auprès de Marilyn que la réalité est bien plus complexe, mais nous amuse dès le début du récit avec des références nombreuses aux philosophes, psychanalystes, hommes de lettres, artistes, etc. Freud, Descartes, Aristote, Tolstoï, Yeats, Lucrèce, Térence : Maf en sait long sur les grands penseurs de l&#8217;humanité, et n&#8217;hésite pas à digresser (un caractère particulièrement canin selon lui, très représentatif de leur capacité réflexive) sur eux.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;univers des personnes influentes dans lequel évolue Marilyn, la situation politique, les philosophes qui ont osé considéré l&#8217;animal comme inférieur à l&#8217;homme, la vacuité de l&#8217;apparence, les apparences elles-même : pour notre narrateur, tout est sujet à critique, surtout avec son point de vue extérieur au monde humain et à la fois assez proche de celui-ci pour l&#8217;observer en détail. Notre bichon blanc est ainsi d&#8217;une fine intelligence, très érudit. Curieux de tout, il est bavard avec ceux qui le comprennent, chiens, chats et autres animaux, alors il apprend toujours plus. La fable animalière est ici un hymne à la connaissance, l&#8217;esprit critique, la distance pour mieux observer.</p>
<p style="text-align:justify;">Andrew O&#8217;Hagan créé également toute une culture canine, avec une destination de rêve comme le Mexique, des idoles et des critiques de la vision humaine sur l&#8217;animal. Ce point de vue imaginé d&#8217;un animal sur les hommes est rempli de fantaisie, on s&#8217;amuse du point de vue du narrateur sur toute chose et de son attachement sincère à sa maîtresse. Pas seulement jeu, le choix de l&#8217;écrivain de choisir un animal proche des hommes et de lui offrir une fine connaissance d&#8217;eux est une manière pour lui d&#8217;aborder les hommes, le milieu social dans lequel évolue Marilyn dans les années 1960, les relations entre eux, avec un regard ironique et pourtant attaché à ce monde d&#8217;arrogants humains.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Vie et Opinions de Maf le chien et de son amie Marilyn Monroe </em>est ainsi un petit bonheur de lecture, agréable à lire, rempli d&#8217;humour et de fantaisie dans une histoire qui n&#8217;avait rien pour l&#8217;être. Andrew O&#8217;Hagan a su allié légèreté et érudition pour porter un regard complexe sur le monde, vu depuis le regard d&#8217;un chien. Une plume légère, drôle et pleine d&#8217;inventivité. Sympathique.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/9/0/0/9782757824009.jpg" alt="" width="400" height="660" /></p>
<p style="text-align:center;"><em>Vie et opinions de Maf le chien et de son amie Marilyn Monroe</em></p>
<p style="text-align:center;">d&#8217;Andrew O&#8217;Hagan</p>
<p style="text-align:center;">ed Christian Bourgeois</p>
<p style="text-align:center;">19 août 2010</p>
<p style="text-align:center;">poche : ed Points</p>
<p style="text-align:center;">.</p>
<p style="text-align:center;">Merci à <a href="http://www.libfly.com/" target="_blank">Libfly</a> et aux <a href="http://www.lecerclepoints.com/" target="_blank">éditions Points</a></p>
<p style="text-align:center;">pour ce livre reçu dans le cadre de l&#8217;opération</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://petiteslecturesentreamis.files.wordpress.com/2011/12/pav25c325a9-op25c325a9ration-points-et-points2.jpg?w=186&#038;h=159" alt="" width="186" height="159" /></p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-de-lectures-adultes/bien-bien-vague-tri-de-lectures-adultes/'>bien, bien</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-lieux/litterature-americaine-langue-anglaise/'>littérature américaine (langue anglaise)</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-epoque/litterature-contemporaine/'>littérature contemporaine</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2679/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2679&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/12/17/vie-et-opinions-de-maf-le-chien-et-de-son-amie-marilyn-monroe-dandrew-ohagan/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/9/0/0/9782757824009.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://petiteslecturesentreamis.files.wordpress.com/2011/12/pav25c325a9-op25c325a9ration-points-et-points2.jpg?w=350" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Désolations de David Vann</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/11/19/desolations-de-david-vann/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/11/19/desolations-de-david-vann/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 13:25:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[bien, bien]]></category>
		<category><![CDATA[littérature américaine (langue anglaise)]]></category>
		<category><![CDATA[littérature contemporaine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2665</guid>
		<description><![CDATA[12/14 Construction et destruction Après Sukkwan Island, révélation étrangère de l&#8217;année 2010, l&#8217;écrivain américain David Vann revient avec Désolations, son second roman. Dès les premières pages, nous sommes saisis par les similitudes avec le précédent roman. Tout d&#8217;un coup, la &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/11/19/desolations-de-david-vann/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2665&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="LEFT"><img class="alignnone" src="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" alt="" width="118" height="156" />12/14</p>
<p align="CENTER"><strong>Construction et destruction</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Après <em>Sukkwan Island</em>, révélation étrangère de l&#8217;année 2010, l&#8217;écrivain américain David Vann revient avec <em>Désolations</em>, son second roman.</p>
<p align="JUSTIFY">Dès les premières pages, nous sommes saisis par les similitudes avec le précédent roman. Tout d&#8217;un coup, la peur de voir une recette renouvelée, rien de plus, nous prend. Cette crainte nous reprendra tout le long de notre lecture, repérant ça et là les correspondances au sein de la situation dans laquelle sont plongés les personnages, et leurs réactions face à elle. Quand Gary décide de s&#8217;installer sur une île du lac au bord duquel il a toujours vécu avec sa femme Irène, le doute s&#8217;installe en nous. Pour l&#8217;un, c&#8217;est le rêve de toute une vie, pour l&#8217;autre, une peur terrible. Car Irène doit suivre son mari, plongé dans la détresse de la solitude et de l&#8217;inutilité, maintenant qu&#8217;elle est à la retraite et que ses enfants sont adultes. Gary et elle n&#8217;ont plus de &#8220;centre d&#8217;intérêt commun&#8221;, et la cabane est une ultime tentative pour sauver leur mariage aux yeux d&#8217;Irène, qui va pourtant construire la cabane sur Caribou Island à reculons.</p>
<p align="JUSTIFY">Comme dans<em> Sukkwan Island</em>, la nature est un danger, une menace. Elle confronte les deux personnages, les met à l&#8217;épreuve, les dissocie. C&#8217;est la crise du couple qui est au coeur de <em>Désolations</em>. La communication, la rancœur, les regrets, la haine invisible. Dans la dureté de la nature et l&#8217;isolement de l&#8217;île, tout se révèle, peu importe la force que les personnages peuvent mettre à se mentir à eux-même et à l&#8217;autre. Les frontières tombent.</p>
<p align="JUSTIFY">Comme dans <em>Sukkwan Island</em>, l&#8217;ensemble repose sur des non-dits et des personnages qui ne jouent jamais le rôle qu&#8217;ils se donnent. Gary n&#8217;a pas les capacités pour construire une cabane vivable, il &#8220;[improvise] au fur et à mesure&#8221;. Ses pensées, nous n&#8217;y pénètreront pas avant la fin du récit, mais les yeux d&#8217;Irène nous montre l&#8217;incapacité de son mari à réaliser son rêve. La fin qui arrive petit à petit est tout aussi attendue et surprenante que &#8220;l&#8217;évènement&#8221; de <em>Sukkwan Island</em>.</p>
<p align="JUSTIFY">Au-delà, tout est différent. Ce n&#8217;est plus dans l&#8217;histoire d&#8217;un père et d&#8217;un fils que nous plonge David Vann, mais dans celle de toute une famille à un moment critique de son existence, alors que les enfants ont quitté la maison, que les parents sont jeunes retraités, et que la question de ce qui unit encore le couple se pose. En face, les enfants devenus jeunes adultes affirment rêves, indépendance, critiques et amour pour leurs parents. Le personnage de Rhoda, qui aspire à la vie la plus banale possible après son enfance auprès de ses parents originaux, est ainsi un personnage fort, amené à évoluer et jouer un rôle de plus  en plus important au cours du récit. Mark est quant à lui un éternel adolescent, vivant au jour le jour, fumant de la marijuana tant qu&#8217;il peut et se complaisant dans la facilité et l&#8217;idiotie. On se demande, comme sa soeur Rhoda le fait,  s&#8217;il évoluera un jour vers l&#8217;âge adulte.</p>
<p align="JUSTIFY">L&#8217;histoire que David Vann nous offre est ainsi celle de différents couples qui composent et gravitent autour de la famille. Ils sont plongés dans une crise perpétuelle, bercé par des aveuglements, de vains espoirs et d&#8217;opposition entre les êtres qui le composent. Même la complémentarité de deux êtres ne tient pas face aux épreuves de la vie, aux rencontres que l&#8217;on fait et à l&#8217;humanité qui part à la dérive.</p>
<p align="JUSTIFY">La nature elle-même n&#8217;agit pas de la même façon. Lac de glace qui bloque la communication, tempête déchaînée, glacier proche et inaccessible, vecteur de vie et de folie. A la fois semblable et différente de celle de S<em>ukkwan Island</em>, tout aussi belle et dangereuse, elle va confronter les personnages l&#8217;un contre l&#8217;autre. La promiscuité qu&#8217;elle établit entre Irène et Gary va être à la fois étouffante et pleine de froideur.</p>
<p align="JUSTIFY">Alors oui, <em>Désolations</em> ressemble en bien des points à <em>Sukkwan Island</em>, les deux récits possèdent cette force de montrer une nature à la fois dure et belle tout en abordant les réactions humaines face à elle, la crise à l&#8217;oeuvre entre les hommes lorsque que ceux-ci sont confrontés l&#8217;un à l&#8217;autre dans l&#8217;isolement. Mais le talent de l&#8217;auteur est là : sa plume approche d&#8217;une manière fine l&#8217;Humanité écorchée, la réalité inexorable de l&#8217;homme confronté à lui-même, et il nous emporte dans son récit sans que l&#8217;on puisse s&#8217;en détacher, attendant l&#8217;inacceptable au côté des personnages et en eux. <em>Désolations</em>, tout comme <em>Sukkwan Island</em>, est un récit d&#8217;une très grande force : dur, complexe, dérangeant, honnête. Une deuxième réussite.</p>
<p align="CENTER"><em><img class="aligncenter" src="http://a4.idata.over-blog.com/250x365/1/08/68/43/LIVRES/desolations-david-vann-gallmeister.jpg" alt="" width="249" height="365" />Désolations</em></p>
<p align="CENTER">de David Vann</p>
<p align="CENTER">ed Gallmeister</p>
<p align="CENTER">25 Août 2011</p>
<p align="CENTER">.</p>
<p align="CENTER">Merci à PriceMinister et aux éditions Gallimard pour ce livre reçu dans le cadre de l’opération</p>
<p align="CENTER"><img src="http://media.paperblog.fr/i/480/4805568/matchs-rentree-litteraire-priceminister-L-I25G4B.jpeg" alt="" width="200" height="170" /></p>
<p align="CENTER"><a href="http://www.priceminister.com/offer/buy/132856830/desolations-de-david-vann.html" target="_blank">Retrouvez <em>Désolations</em> de David Vann sur PM</a></p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-de-lectures-adultes/bien-bien-vague-tri-de-lectures-adultes/'>bien, bien</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-lieux/litterature-americaine-langue-anglaise/'>littérature américaine (langue anglaise)</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-epoque/litterature-contemporaine/'>littérature contemporaine</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2665/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2665&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/11/19/desolations-de-david-vann/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>19</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://a4.idata.over-blog.com/250x365/1/08/68/43/LIVRES/desolations-david-vann-gallmeister.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://media.paperblog.fr/i/480/4805568/matchs-rentree-litteraire-priceminister-L-I25G4B.jpeg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Les Souvenirs de Foenkinos</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/27/les-souvenirs-de-foenkinos/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/27/les-souvenirs-de-foenkinos/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 22:36:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[des déceptions]]></category>
		<category><![CDATA[littérature contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature française (langue française)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2645</guid>
		<description><![CDATA[11/14 Entre agacement et amusement David Foenkinos, bon nombre d&#8217;entre vous le connaissez avec La Délicatesse, son précédent roman paru en 2009 et qui a fait un assez grand buzz chez les lecteurs. Après ce succès, l&#8217;auteur était même vu &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/27/les-souvenirs-de-foenkinos/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2645&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;"><img class="alignnone" src="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" alt="" width="126" height="169" />11/14</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Entre agacement et amusement</strong></p>
<p style="text-align:justify;">David Foenkinos, bon nombre d&#8217;entre vous le connaissez avec <em>La Délicatesse</em>, son précédent roman paru en 2009 et qui a fait un assez grand buzz chez les lecteurs. Après ce succès, l&#8217;auteur était même vu comme le prochain Goncourt avec son nouveau récit, intitulé <em>Les Souvenirs</em>. Surtout que, d&#8217;après les critiques, c&#8217;était &#8220;la confirmation éclatante du talent de David Foenkinos, doté d&#8217;une profondeur et d&#8217;une densité nouvelles&#8221; (pour citer Nicole Volle du blog &#8220;enfin livre !&#8221; hébergé par Le Monde.fr, mais la rédaction de Lire la rejoint avec son &#8220;neuvième roman [qui] confirme le talent grandissant de cet écrivain finalement très inspiré&#8221;, et beaucoup d&#8217;autres suivent en ce sens). Cependant, le voilà &#8220;out&#8221; dès la deuxième sélection Goncourt. Alors, quid de ce 9e ouvrage ?</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Les Souvenirs</em> se détache effectivement des autres romans(romances?) de David Foenkinos. C&#8217;est une autre histoire, dans laquelle l&#8217;amour (thème qu&#8217;il faut avouer central dans les précédents romans de l&#8217;écrivain) n&#8217;apparaît qu&#8217;à la page 162, un peu plus de la moitié. Non, avant, l&#8217;écrivain se propose de nous raconter d&#8217;autres moments de la vie de notre narrateur. Ainsi, on va le suivre dans cette période de sa vie assez plate, pour ne pas dire très, où il s&#8217;imagine écrivain de son poste de veilleur de nuit dans un hôtel et où il observe le début de la retraite de ses parents d&#8217;un oeil absent. Cet homme est tout simplement déconnecté de la vie. La suite du roman va être une suite d&#8217;évènements le sortant de cet état. Il y a tout d&#8217;abord la mise en maison de retraite puis la fugue de sa grand-mère, à laquelle il est très attaché. L&#8217;enquête qu&#8217;il va mener pour la retrouver va être un premier mouvement dans son retour à la vie : notre homme va casser sa routine. On ajoute à cela les dépressions de ses deux parents jeunes retraités qui viennent l&#8217;interroger sur leur banalité. Ensuite, des évènements, certains fantaisistes, d&#8217;autres probables, vont faire évoluer sa vie dans un certain sens. Celui de la &#8220;vraie vie&#8221;, ça reste à voir.</p>
<p style="text-align:justify;">Tout cela est très mignon, sympathique, ça  fleure  les bons sentiments de partout, et c&#8217;est même un peu original. Original à la manière de Foenkinos : un peu fantaisiste, drôle, très proche du destin d&#8217;un personnage toujours un peu paumé&#8230; Au final, on a l&#8217;impression de voir une recette, certes séduisante, se répéter sous des nuances différentes avec <em>Les Souvenirs</em>. Peut-être que le nappage a changé, pourrions nous dire aussi : tiens, le récit est différent, il y a des nouveaux thèmes, etc. Au final, pas de grand changement chez Foenkinos qui aborde le monde à sa manière et garde jusqu&#8217;à son humour (toujours des références incompréhensibles aux Suisses, Suédois et Polonais, un jeu sur les prénoms, des notes en bas de pages à caractère drôle, références discrètes à ses précédents romans&#8230;). Tout cela n&#8217;est sans doute pas calculé, les intrigues et le style Foenkinos sont comme ça, voilà tout. De plus, les moments passés avec les livres de Foenkinos sont agréables, ne vous y trompez pas. Il possède un art de la formule  et qui vous fera sourire à chaque page, et ce peu importe l&#8217;état dans lequel vous êtes.</p>
<p style="text-align:justify;">Nous pouvons quand même le dire : sa plume n&#8217;a pas changé. Il garde même cette idée qu&#8217;il avait eu dans <em>La Délicatesse</em> d&#8217;offrir des textes au sein du roman mais périphériques à celui-ci. Ici, ce sont bien sûr des souvenirs, à la fois ceux des personnages principaux ou secondaires qui interviennent dans le roman, mais aussi des &#8216;souvenirs&#8217; de personnes célèbres auxquels il est fait référence dans l&#8217;intrigue (Francis Scott Fitzgerald, Modiano, Alfred Alzheimer&#8230;). David Foenkinos fait ici montre d&#8217;inventivité, comme il sait bien le faire depuis des années. Le &#8220;style foenkinien&#8221; a de belles années devant lui, et charme bon nombre de lecteurs par sa fantaisie et son inventivité. Rien de comparable à Foenkinos.</p>
<p style="text-align:justify;">Au delà, ce sont toujours des aphorismes qui viennent parasiter la lecture du récit : on a presque l&#8217;impression que l&#8217;auteur vient nous expliquer les leçons qu&#8217;il y a à tirer de son histoire très agréable mais qui, ne l&#8217;oublions pas, vous apprend des choses très vraies sur la vie, alors surtout il faut bien les comprendre, et comme on n&#8217;est pas sûr que ça soit le cas, on va vous expliquer bien clairement cela tous les deux ou trois paragraphes par une phrase simple, bien tournée et impersonnelle. Là, comme ça, c&#8217;est clair ? Du mâché pré-digéré, autant dire sans saveur, et avec tout de même un goût d&#8217;amertume dans la bouche. On essaye de faire abstraction, et de garder intact le plaisir de cette histoire qui nous fait rire et pleurer. C&#8217;est vrai que cette histoire est sympathique, même si le narrateur nous agace parfois par la complaisance qu&#8217;il a d&#8217;être à côté de la plaque dans sa vie personnelle et à ne jamais prendre de décision : elle nous raconte un, voire deux ou trois, mélodrames familiaux dans lesquels on se laisse facilement embarquer par une plume légère et fantaisiste et une construction claire.</p>
<p style="text-align:justify;">Foenkinos possède un certain talent : sa capacité à jouer avec les figures de style, les paradoxes, des topoï de l&#8217;histoire sentimentale, etc, ou encore celle qu&#8217;il a de nous révéler de grandes &#8220;vérités&#8221; tapes-à-l&#8217;oeil, voire qui bercent vers l&#8217;idiotie,  à travers des tournures bien trouvées (ouvrez à n&#8217;importe quelle page, ça fleurit de partout, mais pour exemple : <em>&#8220;Elles sont les tyrans de leur apparence, et nous des esclaves de la constatation</em>&#8221; ; et Marin de Viry, critique littéraire du journal <em>Marianne</em>, en a recensée 130 pour 260 pages, soit un toutes les deux pages !). Le problème, c&#8217;est qu&#8217;à force, nous avons l&#8217;impression que l&#8217;auteur étale son talent, en lequel il a sans doute raison d&#8217;avoir confiance : dans son genre, Foenkinos est un très bon auteur.</p>
<p style="text-align:justify;">Derrière ces grands aphorismes agaçants, Foenkinos offre tout de même, au fur et à mesure de son intrigue, des images d&#8217;une réalité dure, comme celle de la vie en maison de retraite, l&#8217;étiolement des relations familiales à partir de ce placement, la difficulté de vivre dans un &#8220;mouroir&#8221;, ou encore celle du couple qui  a de plus en plus en plus de mal à rester uni toute une vie. Par son intrigue belle et douce et agréable, Foenkinos nous montre tout ça grâce à son héros qui, derrière tous ses défauts, est rempli de qualités humaines. Ce qu&#8217;il dit est vrai, proche de choses que nous savons déjà, mais la fiction nous les montre d&#8217;une manière qui fait mouche. Ce que nous renions ou oublions délibérément dans la réalité existe dans la fiction et peut alors prendre forme dans notre esprit, et tout le monde de dire alors &#8220;mais quelle horreur les maisons de retraite ! je crois que grâce à ce livre je n&#8217;y mettrai jamais mes parents !&#8221;.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Les Souvenirs</em> est un bon roman de Foenkinos, pas de doute, seulement ce style drôle et honnête (parfois agaçant) qu&#8217;il étale sans aucune mesure et sa manière de fournir un récit pré-mâché, pré-digéré, savourez sans réfléchir une seconde chers lecteurs, agace au point de gâcher le plaisir de cette lecture simple, de laquelle on attend un moment agréable en compagnie de personnages drôles, contemporains et un peu décalés : David Foenkinos maîtrise son art de nous raconter des histoires avec légèreté, humour et sensibilité, et s&#8217;il nous laissait apprécier le charme qu&#8217;il sait mettre dans ses récits, sans doute ces romans m&#8217;offriraient une plus belle lecture. En attendant, agacement légèrement supérieur à l&#8217;amusement (pourtant bien présent au fil de la lecture, l&#8217;auteur a vraiment un style et une imagination pour) de mon côté, et c&#8217;est bien dommage.</p>
<p style="text-align:center;"><em><img class="aligncenter" src="http://www.marieclaire.fr/data/photo/w308_h322_c17/david-foenkinos---les-souve.jpg" alt="" width="308" height="322" />Les Souvenirs</em></p>
<p style="text-align:center;">de David Foenkinos</p>
<p style="text-align:center;">ed Gallimard</p>
<p style="text-align:center;">18 Août 2011</p>
<p style="text-align:center;">.</p>
<p style="text-align:center;">Merci à PriceMinister et aux éditions Gallimard pour ce livre reçu dans le cadre de l&#8217;opération<img class="aligncenter" src="http://media.paperblog.fr/i/480/4805568/matchs-rentree-litteraire-priceminister-L-I25G4B.jpeg" alt="" width="200" height="170" /></p>
<h4 style="text-align:center;"><a href="http://www.priceminister.com/offer/buy/127574297/les-souvenirs-de-david-foenkinos-livre.html" target="_blank">Retrouvez <em>Les Souvenirs</em> sur PM</a></h4>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-de-lectures-adultes/des-deceptions/'>des déceptions</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-epoque/litterature-contemporaine/'>littérature contemporaine</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-lieux/litterature-francaise-langue-francaise/'>littérature française (langue française)</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2645/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2645&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/27/les-souvenirs-de-foenkinos/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>32</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://www.marieclaire.fr/data/photo/w308_h322_c17/david-foenkinos---les-souve.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://media.paperblog.fr/i/480/4805568/matchs-rentree-litteraire-priceminister-L-I25G4B.jpeg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Limonov d&#8217;Emmanuel Carrère</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/23/limonov-demmanuel-carrere/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/23/limonov-demmanuel-carrere/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 19:15:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[bien, bien]]></category>
		<category><![CDATA[littérature contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature française (langue française)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2633</guid>
		<description><![CDATA[10/14 Vie romanesque L&#8217;éjecté du Goncourt, comme on appelle maintenant celui qui a été vu comme favori, pose la question du roman. Ne cherchez pas : il semble qu&#8217;il y en est toujours au moins un dans la sélection Goncourt, &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/23/limonov-demmanuel-carrere/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2633&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;"><img class="alignnone" src="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" alt="" width="110" height="147" />10/14</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Vie romanesque</strong></p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;éjecté du Goncourt, comme on appelle maintenant celui qui a été vu comme favori, pose la question du roman. Ne cherchez pas : il semble qu&#8217;il y en est toujours au moins un dans la sélection Goncourt, un de ces livres qualifiés de roman mais qui n&#8217;en est pas un. Nous avons avec <em>Limonov</em> l&#8217;échantillon 2011, où nous avons en effet plus l&#8217;impression d&#8217;être dans une biographie de ce personnage d&#8217;Edouard Savenko, dit Limonov, dans laquelle son auteur s&#8217;immisce pour aborder les problèmes de son écriture. A priori, biographie et autobiographie, rien de plus. Son caractère inclassable suffit-il cependant à le faire rentrer dans la catégorie &#8220;roman&#8221; ?</p>
<p style="text-align:justify;">Peut-être que pour certains ouvrages cette justification suffit-elle pour que le livre puisse rentrer dans les sélections des grands prix de la rentrée, pour la plupart dédiés au genre romanesque. Pas pour <em>Limonov</em>. Dans ce récit, la vie du héros est d&#8217;une force romanesque. C&#8217;est un d&#8217;Artagnan contemporain que nous suivons autour du monde pendant la guerre froide d&#8217;après Staline et dans l&#8217;après-communisme. Un &#8220;d&#8217;Artagnan de la plume&#8221;, nous précise Emmanuel Carrère. Le grand voyageur, l&#8217;acteur politique, l&#8217;écrivain prolifique, le narcissique sans fond, l&#8217;aventurier du XXe et du XXIe siècle, le polémiste sans morale, Edouard Limonov est tout cela, et plus encore. L&#8217;auteur lui-même est présent dans son récit, s&#8217;interrogeant sur son sujet, ne cachant pas une fausse neutralité de biographe, transformant le récit en roman, mettant en scène son travail d&#8217;écrivain à chaque page, s&#8217;interrogeant sur son statut d&#8217;écrivain petit bourgeois, affirmant ses hésitations et ses difficultés face à son récit.</p>
<p style="text-align:justify;">A travers Edouard Limonov, c&#8217;est un roman d&#8217;aventures que propose de nous offrir Emmanuel Carrère. Oh, bien sûr, celui-ci donne un plus grand but à son ouvrage, quelque chose comme &#8220;[raconter] quelque chose sur notre histoire à tous depuis la fin de la seconde Guerre mondiale&#8221;, mais nous sommes plus souvent embarqué dans les aventures d&#8217;Edouard Limonov que dans des préoccupations historiques. Plongé dans ses pensées, on le voit toucher le fond plusieurs fois, puis se relever, partir dans une nouvelle direction de vie, plus passionnante encore que celle d&#8217;avant (qui pouvait aller de poète <em>underground</em> à Moscou jusqu&#8217;à clochard à Manhattan, en passant par écrivain branché à Paris et prisonnier politique en Russie). On choisira les fragments de vie du héros que nous préférons, tout comme l&#8217;auteur ne se cache pas de voir pour lui le vrai Limonov dans celui qui passe quelques années en prison.</p>
<p style="text-align:justify;">La question reste alors de savoir si Limonov est un vrai héros de roman derrière sa réalité. Cet être nous paraît bien souvent abject, d&#8217;une arrogance sans fond, tellement concentré sur sa volonté de gloire qu&#8217;il est prêt à tout, jusqu&#8217;à devenir soldat serbe dans les Balkans au plus fort de la guerre en ex-Yougoslavie. Quels crimes a-t-il commis ? Nous ne savons pas précisément, l&#8217;auteur non plus,  nous ne voulons pas savoir, mais ses motivations nous paraissent viles.  Sûrement, comme l&#8217;auteur, faut-il s&#8217;abstenir au maximum de tout jugement, pour suivre Edouard partout où il va comme on le fait, jusqu&#8217;à la création d&#8217;un &#8220;parti national-bolchevik&#8221;  en Russie des plus inquiétants, et suivre ses aventures comme on suivrait celle d&#8217;un héros d&#8217;Alexandre Dumas.</p>
<p style="text-align:justify;">Son statut de héros semble bafoué par ses actes immoraux, et pourtant, Edouard Limonov a toute la carrure d&#8217;un héros, et surtout, c&#8217;est le rêve qu&#8217;il poursuit dans toutes ses actions. Toute la lecture nous place ainsi dans cette hésitation entre dégoût face au personnage et fascination pour son charisme, sa capacité à toujours se relever, sa recherche de célébrité et en même temps ses échecs répétés. Cet homme a du panache derrière sa misère, ou peut-être même au devant d&#8217;elle. Véritable héros par l&#8217;aura qu&#8217;il a sur toutes les personnes qui l&#8217;ont rencontré, Edouard Limonov n&#8217;est pas un homme qui fait les mauvais choix. Ils les assument toujours, souvent par provocation. Et chacun de ses choix est une tentative d&#8217;accéder à la gloire, de vivre l&#8217;aventure de la guerre, de devenir la personne dont il rêve : célèbre. Les directions que prennent sa vie, ce sont différentes voies vers la célébrité, mais celles-ci n&#8217;aboutissent jamais. Cette vaine quête, qui le pousse aux actions les plus inacceptables dans notre esprit, se révèle ainsi &#8220;plus compliquée que ça&#8221;, certaines de ses actions révélant des conséquences bénéfiques pour beaucoup et revendiquées comme telles, tandis que &#8220;le mal&#8221; paraît comme &#8220;bien&#8221; aux yeux de notre héros. Le monde ne se résume pas à ce manichéisme borné, semble-t-il nous dire. Pourtant, la quête de la gloire, qui régit presque toute sa vie, n&#8217;est pas non plus un argument acceptable à tout acte. Face à un homme accroché à ses rêves d&#8217;enfant, les questions se posent, nombreuses et sans réponse.</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est sans doute de cette manière que la vie, le destin d&#8217;Edouard Limonov nous raconte des choses sur l&#8217;Histoire, et Emmanuel Carrère n&#8217;hésite  ainsi pas à mettre la vie aussi prolifique de cette personne en regard avec les évènements historiques auxquels il assiste. Ses choix ne s&#8217;en comprennent pas mieux, mais nous observons les agissements d&#8217;un homme à différents moments-clé de notre histoire moderne, souvent dans les lieux centraux des évènements. Ses actions sont au final ce dont beaucoup d&#8217;autres rêvaient, sans que celles-ci n&#8217;aboutissent au but de Limonov : la gloire. Combien de personnes ne sont ainsi pas sorti de l&#8217;anonymat malgré leur désir ? Nous en croisons des dizaines sur la route de Limonov, des personnes qu&#8217;il dédaigne par leur échec plus cuisant que le sien. Et les hommes célèbres de cette période ne sont-ils pas ceux, qui, animés du même désir, ont réussi à le réaliser ? La question est véritablement posée avec les écrivains plus célèbres que lui auxquels Liminov n&#8217;accorde aucun respect, ou encore avec Poutine, parfois si semblable à notre personnage.</p>
<p style="text-align:justify;">La vie romanesque d&#8217;Edouard Limonov, la vie romancée par Emmanuel Carrère, traverse ainsi l&#8217;histoire en nous posant des questions sur les motivations des puissants et sur nos motivations. Le regard d&#8217;un écrivain sur le monde ? Non, de deux écrivains, Limonov et Carrère, qui s&#8217;opposent et se complètent, se contredisent et s&#8217;enrichissent l&#8217;un l&#8217;autre. Au delà de ce roman qui ressemble à un film d&#8217;aventure en bien mieux documenté, <em>Limonov</em> est un livre sur l&#8217;histoire et sur l&#8217;humanité, un livre qui nous interroge tout en nous passionnant pour la vie d&#8217;un homme en recherche de la gloire. Un roman sans fiction (même si les pensées d&#8217;Edouard sont inventées par l&#8217;auteur, et qu&#8217;elles sont le ciment de l&#8217;ensemble du récit), vaste, léger, drôle, parfois pesant, sans jugement, et qui s&#8217;inscrit dans la réalité à travers la vie mouvementée de son héros et le regard qu&#8217;il pose sur le monde.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://www.editeurs-reunis.fr/shop/img/p/1322-1403-large.jpg" alt="" width="300" height="300" />Limonov</p>
<p style="text-align:center;">d&#8217;Emmanuel Carrère</p>
<p style="text-align:center;">ed P.O.L</p>
<p style="text-align:center;">1er Septembre 2011</p>
<p style="text-align:center;">.</p>
<p style="text-align:center;">Merci à PriceMinister pour l&#8217;envoi de ce livre dans le cadre de l&#8217;opération <img class="alignnone" src="http://media.paperblog.fr/i/480/4805568/matchs-rentree-litteraire-priceminister-L-I25G4B.jpeg" alt="" width="138" height="125" /></p>
<h6 style="text-align:center;"><a href="http://www.priceminister.com/offer/buy/127574302/limonov-de-emmanuel-carrere-livre.html" target="_blank">Retrouvez Limonov sur leur site</a></h6>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-de-lectures-adultes/bien-bien-vague-tri-de-lectures-adultes/'>bien, bien</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-epoque/litterature-contemporaine/'>littérature contemporaine</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-lieux/litterature-francaise-langue-francaise/'>littérature française (langue française)</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2633/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2633&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/23/limonov-demmanuel-carrere/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>18</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://www.editeurs-reunis.fr/shop/img/p/1322-1403-large.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://media.paperblog.fr/i/480/4805568/matchs-rentree-litteraire-priceminister-L-I25G4B.jpeg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Interview de Carole Martinez du 11.06.11 &#8211; Du Domaine des Murmures</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/08/interview-exclusive-de-carole-martinez-du-11-06-11/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/08/interview-exclusive-de-carole-martinez-du-11-06-11/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2011 19:16:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[des interviews]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2621</guid>
		<description><![CDATA[Comme à mon habitude, je suis en retard pour la publication de cette interview de Carole Martinez, auteur du Coeur Cousu, un premier roman qui a  a séduit beaucoup d&#8217;entre vous. Réalisée en juin dernier, je m&#8217;étais promise de la &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/08/interview-exclusive-de-carole-martinez-du-11-06-11/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2621&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Comme à mon habitude, je suis en retard pour la publication de cette interview de Carole Martinez, auteur du <em>Coeur Cousu</em>, un premier roman qui a  a séduit beaucoup d&#8217;entre vous.</p>
<p style="text-align:justify;">Réalisée en juin dernier, je m&#8217;étais promise de la mettre en ligne pour la rentrée, à l&#8217;occasion de la sortie de son second roman, sujet de l&#8217;interview. Il fait beaucoup de bruit en ce moment, et s&#8217;appelle <em>Du Domaine des Murmures</em>. Peut-être vous a-t-il séduit, déçu, enthousiasmé, emporté, ou alors vous attend tranquillement dans la liste de vos prochaines lectures. Dans tous les cas, s&#8217;il vous a interrogé ou que vous êtes simplement curieux, peut-être cette interview répondra à certaines de vos questions.</p>
<p style="text-align:justify;">(Juste avant, le résumé de Du Domaine des Murmures, que ceux qui ne l&#8217;auraient pas (encore) lu suivent à peu près :</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;"><em>Du Domaine des Murmures</em> de Carole Martinez :</p>
</blockquote>
<blockquote><p>En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son vœu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe.<br />
Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et son souffle parcourra le monde jusqu&#8217;en Terre sainte.<br />
Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d’une sensualité prenante. )</p></blockquote>
<p style="text-align:center;"><object width="425" height="334"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xlkjxb"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><param name="wmode" value="opaque"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xlkjxb" width="425" height="334" allowfullscreen="true" wmode="opaque"></embed></object></p>
<p>Et pour savoir ce que j&#8217;ai pensé de ce livre, retrouvez <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/du-domaine-des-murmures-de-carole-martinez/">ma chronique du <em>Domaine des Murmures</em></a>.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/des-interviews/'>des interviews</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2621/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2621&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/08/interview-exclusive-de-carole-martinez-du-11-06-11/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Sommeil de Haruki Murakami</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/01/sommeil-de-haruki-murakamami/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/01/sommeil-de-haruki-murakamami/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 01 Oct 2011 21:19:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[bien, bien]]></category>
		<category><![CDATA[littérature contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature japonaise (langue japonaise)]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2618</guid>
		<description><![CDATA[Vous devez vous dire que mon rythme de lecture est bien ralenti en ce moment si vous suivez régulièrement mon blog. C&#8217;est en grande partie vraie, et je m&#8217;en excuse d&#8217;avance. La raison, vous vous en doutez, c&#8217;est la rentrée. &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/01/sommeil-de-haruki-murakamami/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2618&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous devez vous dire que mon rythme de lecture est bien ralenti en ce moment si vous suivez régulièrement mon blog. C&#8217;est en grande partie vraie, et je m&#8217;en excuse d&#8217;avance. La raison, vous vous en doutez, c&#8217;est la rentrée. Je fais avec, donc vous faites avec également : c&#8217;est dur pour tout le monde, je me demande comment la plupart d&#8217;entre vous faites pour garder le rythme.</p>
<p>Il y a aussi d&#8217;autres choses qui rentrent en jeu pour que ce blog soit un peu au ralenti :</p>
<p>a) j&#8217;ai encore le temps de lire mais je dois lire d&#8217;autres choses, des livres que je ne chronique pas sur mon blog (classiques, essais philosophiques, textes historiques&#8230;)</p>
<p>b) j&#8217;ai encore quelques &#8220;lectures loisirs&#8221;, qui s&#8217;étalent sur la durée beaucoup plus qu&#8217;avant, mais pas forcément le temps de les chroniquer dans la foulée comme j&#8217;aime le faire. Cette chronique qui va suivre, par exemple, est celle d&#8217;une nouvelle lue il y a une semaine et demie.</p>
<p>Du coup voilà, je pense que mes lecteurs réguliers seront compréhensifs face à ce manque de régularité depuis quelques semaines et que tous les autres s&#8217;en moquent un peu.</p>
<p>Bon, allez, je rattrape mon retard, et place à la chronique :</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Insomnie ?</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Haruki Murakami, l&#8217;auteur de cette nouvelle, tout le monde en parle en ce moment. Sa trilogie <em>1Q84</em> est un succès international, et les deux premiers tomes parus en français comptent parmi les meilleures ventes de cette rentrée littéraire. Il faut dire que l&#8217;écrivain a déjà une certaine reconnaissance derrière lui avec son célèbre <em>Kafka sur le rivage</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">Malgré sa célébrité, je n&#8217;avais jamais pris le temps de lire cet écrivain japonais. Je n&#8217;avais pas vraiment le temps non plus de lire l&#8217;un ou l&#8217;autre de ses pavés (les récents<em> 1Q84</em>, 533 et 529 pages en grands formats, ou <em>Kakfka sur le rivage</em>, 637 pages en format poche), alors que je suis tombée dans une librairie sur ce joli livre très court et magnifiquement illustré, je me suis dit que c&#8217;était la lecture idéale pour découvrir Murakami.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Sommeil</em> est ainsi une nouvelle de quatre-vingt dix pages écrite par Murakami et illustrée par Kat Menschik. Il y a une véritable unité entre ces dessins couleurs de nuit (noir, gris, gris argenté, blanc) et le récit : des dessins comme du texte émane une énigme, à la fois dérangeante et fascinante, et ce sont les scènes de nuit qui nous plongent le plus dans les ténèbres et l&#8217;enchantement.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans une écriture très fine et très sobre, Murakami nous transporte dès les premières pages dans le monde d&#8217;une femme qui ne dort plus, sans que cela ne lui pose de problème physique et mental : &#8220;Voilà dix-sept nuits que je ne dors plus&#8221; (p7, 1e phrase du récit). Au contraire, ce temps qu&#8217;elle ne perd plus à dormir est bénéfique sur son moral, sa forme physique et même sa culture, puisqu&#8217;elle passe son temps libéré à lire.</p>
<p style="text-align:justify;">Sa redécouverte du plaisir de lire, à travers la lecture d&#8217;<em>Anna Karénine</em> de Tolstoï lors de sa première nuit sans sommeil, est d&#8217;ailleurs d&#8217;une beauté insaisissable. Sans la retranscrire entièrement, la fin que voici est éclairante : &#8220;&#8230; Je montais à cheval avec Vronski, sautais les obstacles, j&#8217;entendais des cris d&#8217;encouragements de la foule. J&#8217;étais au milieu des spectateurs, je voyais la chute de mes yeux. Quand le jour commença à blanchir la fenêtre, je reposais le livre, allai à la cuisine, me fis un café. Je ne pouvais plus penser à rien, à cause des scènes du roman qui me restaient dans la tête et d&#8217;une faim violente qui venait de m&#8217;assaillir. Ma conscience vivait une chose, quelque part, et mon corps une autre, ailleurs.&#8221; (p43).</p>
<p style="text-align:justify;">Dès le début de la nouvelle, nous rencontrons une femme qui n&#8217;a pas dormi une seule minute depuis plusieurs nuits. Sa conscience de son état anormal et le récit de ses précédentes nuits sans sommeil nous plonge en tant que lecteur dans un état de perplexité et d&#8217;attente : quels seront les conséquences de cette absence de sommeil, censé être vital au corps humain ? Sa résistance et l&#8217;évolution de sa vie à partir de la fin de son sommeil et de l&#8217;existence de la fatigue est encore plus perturbant, tandis que les images nous plonge dans un univers fascinant et poétique. Les mots de Murakami, d&#8217;une grande sobriété, sonnent comme du cristal dans nos têtes, donnant toute une dimension perspicace à la conscience de notre narratrice, qui devrait pourtant tourné à la folie.</p>
<p style="text-align:justify;">Lu rapidement, d&#8217;une seule traite, je suis ressortie charmée par l&#8217;écriture de Murakami et la force qui se dégage de ce petit récit, à la fois par les illustrations et surtout par le texte. Il y a une élégante simplicité dans les mots de Murakami et une étrangeté tout à fait normale dans son récit. Nous sommes pris dans ce récit dans lequel on ne discerne plus le rêve de la réalité. C&#8217;est finalement un art du paradoxe que l&#8217;on retrouve dans cette courte nouvelle au graphisme splendide et à l&#8217;écriture plus que convaincante. Une nouvelle qui donne forcément envie de découvrir plus avant son auteur, inutile de le préciser.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782264055873.jpg" alt="" width="400" height="658" /><em>Sommeil</em></p>
<p style="text-align:center;">de Haruki Murakami</p>
<p style="text-align:center;">ed 10/18</p>
<p style="text-align:center;">25 août 2011</p>
<p style="text-align:center;">ed originale: 1990</p>
<p style="text-align:center;">trad : 2010 (Corinne Atlan)</p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-de-lectures-adultes/bien-bien-vague-tri-de-lectures-adultes/'>bien, bien</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-epoque/litterature-contemporaine/'>littérature contemporaine</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-lieux/litterature-japonaise-langue-japonaise/'>littérature japonaise (langue japonaise)</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-par-genre/nouvelle/'>nouvelle</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2618/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2618&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/01/sommeil-de-haruki-murakamami/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>13</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782264055873.jpg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Rencontre : Carole Martinez et Véronique Ovaldé à Rennes</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/01/rencontre-carole-martinez-et-veronique-ovalde-a-rennes/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/01/rencontre-carole-martinez-et-veronique-ovalde-a-rennes/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 01 Oct 2011 17:49:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[des expériences]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2612</guid>
		<description><![CDATA[Le 21 Septembre, Véronique Ovaldé invitait Carole Martinez aux Champs Libres à Rennes. Dès que j&#8217;ai entendu parler de cette rencontre, je ne pouvais plus me permettre de la rater : revoir Carole Martinez et l&#8217;entendre parler de son Domaine &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/01/rencontre-carole-martinez-et-veronique-ovalde-a-rennes/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2612&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Le 21 Septembre, Véronique Ovaldé invitait Carole Martinez aux Champs Libres à Rennes. Dès que j&#8217;ai entendu parler de cette rencontre, je ne pouvais plus me permettre de la rater : revoir Carole Martinez et l&#8217;entendre parler de son <em>Domaine des Murmures</em> (chroniqué ici) une nouvelle fois s&#8217;annonçait déjà comme un plaisir indéniable, mais surtout, rencontrer Véronique Ovaldé et l&#8217;entendre parler de ses <em>Vies d&#8217;oiseaux</em>, son 7e roman mais aussi un de mes coups de coeur de cette rentrée littéraire, était plus que tentant, sachant que j&#8217;avais déjà apprécié deux autres de ces romans et qu&#8217;elle était l&#8217;éditrice du Club des Incorrigibles Optimistes de J-M Guenassia (si vous vous en souvenez bien, c&#8217;est le 1e coup de coeur dont je parle sur ce blog). Rendez-vous pris donc.</p>
<p style="text-align:justify;">Aux Champs Libres, la salle était comble pour accueillir ses deux auteurs. On y croisait des gens de tous les âges. J&#8217;ai très vite repéré une classe de lycéens installée au premier rang : vite, je fonce, je vais être avec des gens de mon âge (enfin, un peu moins, mais c&#8217;était quand même eux qui s&#8217;en approchaient le plus). A force de parler avec mes voisins, je découvre qu&#8217;ils sont des 1eL qui participent au prix Goncourt des Lycéens, et j&#8217;ai une petite vague de nostalgie en pensant à ma 1eL et à ma participation originale au prix. Je m&#8217;intéresse à ce qu&#8217;ils lisent/ont lu/ont aimé/n&#8217;ont pas croché. Sans connaître leurs noms, j&#8217;ai bien aimé leur avis bien arrêté sur leurs lectures, et la curiosité qu&#8217;ils avaient pour les autres livres de la sélection. Je leur demande s&#8217;ils ont remarqué le nombre restreint d&#8217;auteurs féminins, et ceux qu&#8217;ils en pensaient. Je n&#8217;ai pas eu leur réponse (mais si vous voulez donnez la vôtre en commentaire, je vous en prie) parce que les deux auteurs tant attendues arrivaient sur scène accompagnée d&#8217;un conférencier.</p>
<p style="text-align:justify;">Alors, quid de cette rencontre ? Eh bien, l&#8217;échange entre deux auteurs liées par une amitié qu&#8217;elles ne cachent pas était pétillant, intéressant, joyeux, drôle, et n&#8217;a laissé que très peu de places au conférencier. Carole Martinez et Véronique Ovaldé dialoguaient entre elles et se complétaient pour parler de leur livre, ou de celui de leur voisine, de leurs ressemblances et de leurs différences, de leur rencontre, du travail d&#8217;écriture qu&#8217;elles ont chacune réalisée de leur côté tout en se soutenant dans leurs &#8220;frayeurs d&#8217;écriture&#8221;&#8230; Carole Martinez était, comme à son habitude, honnête, généreuse, humaine. Elle a totalement avoué son stress de la rentrée littéraire, l&#8217;impression que quelque part il y a un mur qu&#8217;elle va rencontrer, les trajets à répétition pour faire une conférence ou une dédicace à un bout de la France puis le lendemain à l&#8217;autre&#8230; Véronique Ovaldé, elle, présente son double stress : celui de l&#8217;auteur qui suit son roman <em>Des Vies d&#8217;oiseaux</em>, et celui de l&#8217;éditrice, qui suit le roman qu&#8217;elle publie, <em>Banquises</em> de Valentine Goby. Pour les deux auteurs, cette période est dans tous cas un mélange d&#8217;ébullition face à tous les ouvrages qui sont publiées (la curiosité de lectrice) et de stress face à la publication de leurs livres, leur survie ou leur mort et le regard que l&#8217;on porte sur eux.</p>
<p style="text-align:justify;">Toutes les deux ont parlé un peu de leur ouvrage de la rentrée, de ce qu&#8217;il représente, de la manière dont il s&#8217;est écrit, des &#8220;cases&#8221; dans lesquelles il se case.</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi, Véronique Ovaldé démenti les critiques qui parlent &#8220;d&#8217;écriture féminine&#8221; et de &#8220;littérature de fille&#8221; pour catégoriser ses romans. Pour elle, ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;elle un auteur féminin ou que beaucoup des personnages de son dernier roman sont féminins que nous pouvons dire que c&#8217;est une littérature féminine. Elle insiste sur la scène du bison dans <em>Des Vies d&#8217;oiseaux</em>, scène qui est, je peux le confirmer, anti-féminine au possible, et qui tout en se situant au centre du roman a été la première écrite. Elle insiste également sur le personnage de Taïbo, qu&#8217;elle dit aimer beaucoup pour sa face cachée sensible (et c&#8217;est vrai que de simple inspecteur de police au début du roman, il devient de plus en plus sensible au fil de la lecture).</p>
<p style="text-align:justify;">Sur la question des personnages révolutionnaires que l&#8217;on retrouverait dans le roman de Véronique Ovaldé comme de Carole Martinez, Véronique Ovaldé parle de &#8220;révolution minuscule&#8221;, de &#8220;sursaut&#8221; dans la vie des personnages. Carole Martinez utilise le mot &#8220;métamorphose&#8221; pour évoquer ce qu&#8217;il se passe dans Des Vies d&#8217;oiseaux, tandis que de son personnage à elle, Esclarmonde, elle la qualifie de &#8220;rebelle&#8221;, mais prévient tout de même : dans la volonté de s&#8217;affranchir de la jeune fille, la seule voie trouvée, l&#8217;enfermement, s&#8217;est retrouvée lourde de conséquence que la jeune fille de quinze ans n&#8217;imaginait pas et &#8220;ces rêves se retrouvent vite à l&#8217;étroit dans sa cellule&#8221;. Elle est ainsi, dit-elle, &#8220;enfermée par la jeune fille qu&#8217;elle a été&#8221;.</p>
<p style="text-align:justify;">Et la volonté de liberté ? Véronique Ovaldé évoque la nécessité de s&#8217;émanciper, d&#8217;effectuer une &#8220;rupture avec quelque chose qu&#8217;on a connu&#8221; dans une sorte de &#8220;cheminement&#8221;. Le problème de la rupture, évoqué avec le passé de Vida, est qu&#8217;il y a un déracinement qui implique un besoin de réconciliation avec son passé (&#8220;Qui se souviendra d&#8217;où je viens ?&#8221; se répète Vida au début du roman), ici une fuite précipitée.</p>
<p style="text-align:justify;">Au besoin de l&#8217;autre pour trouver sa liberté, Véronique Ovaldé préfère les termes de &#8220;nécessité de la rencontre&#8221;, de même que si elle se place dans un univers imaginaire, c&#8217;est parce qu&#8217;elle préfère, comme Carole semble-t-il, la vraisemblance à la réalité.</p>
<p style="text-align:justify;">Voilà, quelques petites choses que j&#8217;ai pu noter au cours de cette rencontre, des fragments bien minuscules par rapport à tout ce qui a été dit pendant la rencontre, et le plaisir que l&#8217;on avait à assister à cette échange entre deux auteurs  sympathiques liées par une vraie amitié. J&#8217;ai eu des dédicaces des deux auteurs, qui n&#8217;avaient hélas plus beaucoup de temps entre la rencontre qui s&#8217;est prolongée et leur train à prendre (mais elles auraient aimé en avoir plus, je crois : il a fallu presser le mouvement face au temps qui filait).</p>
<p style="text-align:justify;">.</p>
<p style="text-align:justify;">PS pour les bretons : à l&#8217;occasion de la rentrée littéraire, les Champs Libres organisent d&#8217;autres rencontres avec des auteurs. Allez voir le programme par là : <a href="http://www.bibliotheque-rennesmetropole.fr/agenda-culturel/rencontres-et-debats/la-rentree-litteraire/" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.bibliotheque-rennesmetropole.fr/typo3temp/pics/f3648be879.jpg" alt="" width="112" height="156" /></a>Et n&#8217;oubliez pas les rencontres programmées dans vos librairies, celles de Dialogues à Brest et du Failler à Rennes, entre autres.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/des-experiences/'>des expériences</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2612/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2612&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/10/01/rencontre-carole-martinez-et-veronique-ovalde-a-rennes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://www.bibliotheque-rennesmetropole.fr/typo3temp/pics/f3648be879.jpg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Retour à Killybegs de Sorj Chalandon</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/09/19/retour-a-killybegs-de-sorj-chalandon/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/09/19/retour-a-killybegs-de-sorj-chalandon/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2011 18:58:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[des coups de coeurs]]></category>
		<category><![CDATA[littérature contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature française (langue française)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2605</guid>
		<description><![CDATA[9/14 La traîtrise, au coeur des mots Le journaliste Sorj Chalandon revient cette année encore affirmer son talent de romancier, avec un récit déjà entendu, déjà raconté : l&#8217;histoire de Tyrone Meehan, membre actif de l&#8217;IRA pendant le conflit en &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/09/19/retour-a-killybegs-de-sorj-chalandon/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2605&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;"><img src="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" alt="" width="99" height="132" />9/14</p>
<p style="text-align:center;"><strong>La traîtrise, au coeur des mots</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Le journaliste Sorj Chalandon revient cette année encore affirmer son talent de romancier, avec un récit déjà entendu, déjà raconté : l&#8217;histoire de Tyrone Meehan, membre actif de l&#8217;IRA pendant le conflit en Irlande du Nord, qui trahi son organisation, son parti, sa famille, son pays. &#8220;Tu es le traître de maman, le traître de l&#8217;Irlande, de ce qui respire autour de nous. Tu es mon traître&#8221;, lui dit son fils. Des mots déjà lu, un nouveau resassement de cette traîtrise déjà racontée dans <em>Mon Traître, </em>cet autre roman de Sorj Chalandon, qui a en apparence la même intrigue ? Pas tout à fait&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Nous sommes cette fois dans le point de vue du traître. Dans sa tête, dans son coeur, ou plutôt comme il le dit lui même en prologue &#8220;dans son ventre&#8221;. Le traître depuis vingt ans, devenu vieil homme, retourne au village natal pour échapper aux regards. Là-bas, tout le monde sait qui il est et ce qu&#8217;il a fait. On le regarde dans la rue, le fui dans le pub, lui refuse l&#8217;accueil. Là-bas, comme partout ailleurs. Sa traîtrise a été révélé, et Tyrone n&#8217;est plus appelé par son prénom. Il est Meehan, juste Meehan, et il n&#8217;est plus irlandais. Alors Tyrone se décide à écrire. &#8220;Pas avouer, encore moins expliquer mais raconter, laisser une trace&#8221;. Dès la première page, nous savons qu&#8217;il parle aujourd&#8217;hui &#8220;parce [qu'il] est le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu&#8217;après moi, j&#8217;espère le silence&#8221;. But poursuivi par Sorj Chalandon lui même en écrivant ce texte : se débarasser de la blessure d&#8217;être trahi ? Peut-être&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Entre le journal de Tyrone et le récit de toute sa vie, de sa petite enfance entre un père résistant et ivrogne et une mère écrasée sous le poids des naissances à sa vie d&#8217;adulte, sa participation dans l&#8217;IRA et la succession de mauvaises circonstances qui l&#8217;ont conduit à trahir. Ce n&#8217;est pas un aveu, c&#8217;est un récit. Les rebondissements et les émotions sont au rendez-vous, et nous revivons ce conflit de manière vivante, dure et très sensible. L&#8217;attachement de Sorj Chalandon aux Irlandais ce ressent derrière la fierté de Tyrone d&#8217;appartenir à ce peuple, et la difficulté à vivre en étant traître. Leur douleur, elle est dure à partager, mais la fiction de Sorj Chalandon nous la rend intacte, fragile, forte.</p>
<p style="text-align:justify;">Sorj Chalandon affirme avec <em>Retour à Killybegs</em> sa capacité à partager l&#8217;émotion par la littérature. Son écriture est sensible, parfois douce, drôle ou vivante, parfois dure et désespérée. Les émotions se ressentent avant même d&#8217;être comprises, et la beauté réside peut-être au milieu de toute cette humanité que l&#8217;on percoit au sein même de l&#8217;écriture.</p>
<p style="text-align:justify;">Un roman de cette rentrée littéraire à découvrir, sans besoin de lire Mon Traître auparavant. C&#8217;est la même histoire, mais raconter d&#8217;une manière toute différente. Il n&#8217;y a pas que le changement de point de vue du &#8220;trahi&#8221; au &#8220;traître&#8221;, mais tout un univers, tout un langage, qui change, se renouvelle, se sublime. Une réussite humaine et littéraire.</p>
<p style="text-align:center;"><em>Retour à Killybegs</em></p>
<p style="text-align:center;">de Sorj Chalandon</p>
<p style="text-align:center;">ed Grasset</p>
<p style="text-align:center;">17 août 2011</p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-de-lectures-adultes/des-coups-de-coeurs/'>des coups de coeurs</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-epoque/litterature-contemporaine/'>littérature contemporaine</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-lieux/litterature-francaise-langue-francaise/'>littérature française (langue française)</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2605/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2605&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/09/19/retour-a-killybegs-de-sorj-chalandon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>16</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Freedom de Jonathan Franzen</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/freedom-de-jonathan-franzen/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/freedom-de-jonathan-franzen/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 31 Aug 2011 17:42:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[bien, bien]]></category>
		<category><![CDATA[littérature américaine (langue anglaise)]]></category>
		<category><![CDATA[littérature contemporaine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2588</guid>
		<description><![CDATA[8/14 . . . Une fresque familiale, portrait d&#8217;une Amérique contemporaine On en parle partout, c&#8217;est l&#8217;un des grands romans étrangers de cette rentrée littéraire. C&#8217;est qu&#8217;il a déjà un titre accrocheur, une couverture très réussie, une renommée internationale et &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/freedom-de-jonathan-franzen/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2588&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" alt="" width="133" height="178" /> 8/14</p>
<p>.</p>
<p>.</p>
<p>.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Une fresque familiale, portrait d&#8217;une Amérique contemporaine</strong></p>
<p style="text-align:justify;">On en parle partout, c&#8217;est l&#8217;un des grands romans étrangers de cette rentrée littéraire. C&#8217;est qu&#8217;il a déjà un titre accrocheur, une couverture très réussie, une renommée internationale et un auteur déjà reconnu pour ses <em>Corrections</em>, ce <em>Freedom</em> de Jonathan Franzen. Le succès de son nouveau roman ne se réduit pourtant pas à cela. C&#8217;est une réussite, presque un chef d&#8217;oeuvre, en tout point de vue.</p>
<p style="text-align:justify;">Le pavé de sept cent pages intimide, et pourtant chacune des pages se lit et se savoure. Avec lui, on peut faire le test de la page 99, comme s&#8217;y aventure L&#8217;Express-Lire (<a href="http://www.lexpress.fr/culture/livre/jonathan-franzen-freedom-passe-le-test-de-la-page-99_1024050.html">par là</a>), mais aussi de n&#8217;importe quelle autre page. De la première phrase (&#8220;Les nouvelles concernant Walter Berglund ne furent pas découvertes dans un quotidien local &#8211; Patty et lui étaient partis pour Washington deux ans plus tôt et ils ne signifiaient dorénavant plus rien pour St. Paul &#8211; mais la bonne société urbaine de Ramsay Hill n&#8217;était pas loyale à sa ville au point de ne pas lire le <em>New York Times</em>.&#8221;) à la dernière (que je ne vais quand même pas vous donner !), ce roman est un pur délice. Il possède une force narrative derrière la fluidité du texte, des descriptions concises et une construction épatante.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;écriture est élégante de simplicité et de précision, comme ce passage, page 305 : &#8220;Joey la suivit, portant le sac de voyage. Au moins, il n&#8217;avait pas à s&#8217;inquiéter des scènes qu&#8217;elle pourrait faire. Elle n&#8217;avait jamais rien négocié, n&#8217;avait jamais insisté pour qu&#8217;il se donne la main dans la rue, elle ne se plaignait jamais, ne boudait pas, ne faisait pas de reproches&#8221;. La densité du roman, véritable fresque familiale des Berglund (Patty et Walter, les parents, Jessica et Joey, les deux enfants), enthousiasme de part la facilité avec lesquelles les pages se lisent. C&#8217;est à peine si nous n&#8217;avons pas l&#8217;impression de n&#8217;avoir qu&#8217;un aperçu de ce qu&#8217;est en réalité la vie dans cette famille de la classe moyenne américaine. Elle paraît pourtant simple cette famille, un homme qui repousse ses rêves pour offrir une belle vie à son épouse et leurs enfants (celle que lui et sa mère n&#8217;ont pas eu), une épouse dont le seul rêve est de vouloir devenir &#8220;une femme eu foyer et une mère exceptionnelle&#8221;, et des enfants aux rêves qui se définissent selon les parents, en opposition ou en accord avec eux. Et pourtant, tout se complique, car Patty est en fait très fragile et plonge dans la dépression, tandis qu&#8217;elle aime trop  son fils Joey qui finit par renier ses parents et s&#8217;installer avec sa petite amie, tandis que Jessica, sa soeur, est presque inintéressante dans sa perfection, au point que Patty ne peut s&#8217;empêcher de moins l&#8217;aimer. Les contrastes entre les personnages, et les destins qui sont unis par le lien familial mais qui en même temps se dessinent chacun de leur côté, sont narrés à travers différents points de vue. Jonathan Franzen n&#8217;hésitent pas à multiplier ces changements, reprenant les même scènes sous différents points de vue, révélant d&#8217;autres qui éclairent le récit, donnant de l&#8217;importance ou effaçant ses personnages avant de leur redonner plus loin de l&#8217;éclat. Les flashbacks sont également nombreux, et ils permettent à l&#8217;auteur d&#8217;offrir un véritable tableau de l&#8217;Amérique moderne. Du campus universitaire de la fin des années 70 à celui des années 2000, on passe aussi dans un manoir familial à son apogée puis en ruine, une maison dans un quartier de middle west, une cabane en bois, un appartement d&#8217;artiste à Manhattan&#8230; Tous ces lieux sont le théâtre de la vie contemporaine américaine, à la fois symbole (la cabane, dernier vestige d&#8217;un lien avec la nature, menacée par une banlieue pavillonnaire) et réalité (la plupart des lieux sont d&#8217;un réalisme bluffant).</p>
<p style="text-align:justify;">Ce qui fait peut-être la plus grande force du roman de Jonathan Franzen est peut-être la force de ses personnages. Ils sont l&#8217;écho d&#8217;une complexité humaine, et des différences qui peuvent exister entre les êtres alors même qu&#8217;ils sont liés et dépendants les uns des autres. On ne comprend pas toujours leurs choix, mais nous les suivons. Certains reflètent la vie domestique des familles américaines, enfermées dans leur petit cocon de sérénité, d&#8217;individualisme et de banalité (qui ne se réduisent pourtant pas à cela), tandis qu&#8217;il y a des engagements plus forts qui forcent au départ, ou un refus de s&#8217;installer, comme Richard, le meilleur ami de Walter et la drogue de Patty. C&#8217;est un triangle amoureux incongru que ces trois là forment, sans trop savoir qui est amoureux de qui au début. Le couple de Joey est lui aussi complexe entre l&#8217;amour qui est bien présent entre deux êtres et la destruction, l&#8217;effacement, que subit volontairement l&#8217;être qui aime. Il y a une sorte de malaise, institué par les membres eux même des couples et leurs pensées secrètes auxquelles on a accès, qui s&#8217;installe chez le lecteur. Personne n&#8217;est sur la même longueur d&#8217;onde. L&#8217;amour inconditionnel se cogne contre un amour plat, voire factice.  Toutes les autres relations vont ainsi entre les personnages, et au fil de la lecture on en observe les conséquences.</p>
<p style="text-align:justify;">Véritable tableau de l&#8217;Amérique d&#8217;aujourd&#8217;hui et de ses acteurs, <em>Freedom</em> est un roman qui va en profondeur proposer une vision à la fois sociale et intime d&#8217;un pays miné de l&#8217;intérieur. N&#8217;évitant pas quelques clichés, ses personnages et leurs relations restent complexes et approchent une certaine vérité. L&#8217;émotion est au rendez-vous, tandis que de véritables réflexions sont en jeu. Un équilibre bien trouvé pour justifier ce roman à la fois touffu et ordonné, simple et complexe.</p>
<p style="text-align:center;"><em><img class="aligncenter" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2011/06/freedom_2.jpg" alt="" width="300" height="455" />Freedom</em></p>
<p style="text-align:center;">de Jonathan Franzen</p>
<p style="text-align:center;">ed de L&#8217;Olivier</p>
<p style="text-align:center;">18 Août 2011</p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-de-lectures-adultes/bien-bien-vague-tri-de-lectures-adultes/'>bien, bien</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-lieux/litterature-americaine-langue-anglaise/'>littérature américaine (langue anglaise)</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-epoque/litterature-contemporaine/'>littérature contemporaine</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2588/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2588&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/freedom-de-jonathan-franzen/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>37</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2011/06/freedom_2.jpg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Des vies d&#8217;oiseaux, de Véronique Ovaldé</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/des-vies-doiseaux-de-veronique-ovalde/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/des-vies-doiseaux-de-veronique-ovalde/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Aug 2011 22:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[des coups de coeurs]]></category>
		<category><![CDATA[littérature contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature française (langue française)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2562</guid>
		<description><![CDATA[3/7 . . . Le monde en cage Les Vies d&#8217;oiseaux que nous propose Véronique Ovaldé dans son nouveau roman ne sont pas celles d&#8217;aigles libres s&#8217;envolant au-dessus des cieux, mais celles de coucous volages et d&#8217;oiseaux en cage. Le &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/des-vies-doiseaux-de-veronique-ovalde/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2562&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;" align="center"><img class="alignleft" src="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" alt="" width="131" height="174" />3/7</p>
<p style="text-align:left;" align="center">.</p>
<p style="text-align:left;" align="center">.</p>
<p style="text-align:left;" align="center">.</p>
<p align="center"><strong>Le monde en cage</strong></p>
<p align="justify">Les <em>Vies d&#8217;oiseaux</em> que nous propose Véronique Ovaldé dans son nouveau roman ne sont pas celles d&#8217;aigles libres s&#8217;envolant au-dessus des cieux, mais celles de coucous volages et d&#8217;oiseaux en cage. Le contraste est ainsi saisissant entre la mère, Vida, et la fille, Paloma. Cette dernière a choisi de s&#8217;envoler auprès d&#8217;Adolfo, un jeune irigoyen qui a fui sa ville natale, la « banlieue du monde, un terrain vague entre deux échangeurs au milieu de rien ». Irigoy, Vida l&#8217;a fui elle aussi des années auparavant en se mariant au riche Gustavo Irraza, de Villanueva. Elle s&#8217;est échappée de la pauvreté et de l&#8217;autorité de sa grand-mère, mais pour atterrir dans une nouvelle prison « en or massif », une maison qui m&#8217;a fait penser plus d&#8217;une fois à celle que l&#8217;on observe dans <em>Mon Oncle</em>, un film de Tati, une maison dans laquelle les fenêtres ne s&#8217;ouvrent pas. La modernité et la richesse y sont affichées, mais les personnages qui y vivent sont, comme leur habitat, des illusions de famille parfaite. Vida est une femme soumise, totalement effacée derrière son mari, lui même d&#8217;une riche banalité et d&#8217;un machisme discret et sans limites, et Paloma est parti de la maison pour ne jamais revenir.</p>
<p align="justify">C&#8217;est d&#8217;ailleurs sur les traces de Paloma et de son amant Adolfo, deux coucous volant de nid en nid (des maisons et des appartements délogés de leurs habitants partis en vacances), que se lance le lieutenant Taïbo, qui rencontre lors de son enquête Vida. Ensemble, ils quittent Villanueva pour retourner à Irigoy, le lieu où tout semble se passer. Les deux villes s&#8217;opposent parfaitement, Villaueva la riche et Irigoy la pauvre. Les lieux sont imaginaires, et pourtant ils représentent le réel, s&#8217;en font l&#8217;écho et le reflet. Le bonheur ne semble vouloir se poser nul part dans ces contrées que l&#8217;auteur situe en Amérique du Sud (comme dans <em>Ce que je sais de Vera Candida</em>, son précédent roman (2009)). Villanueva n&#8217;est pas un lieu si idyllique qu&#8217;il n&#8217;y paraît, tandis qu&#8217;Irigoy reste fidèle à elle-même, elle « ne décevait pas [Vida], elle n&#8217;était pas devenue une jolie ville proprette avec usine de micro-prossesseurs en plein désert, elle ressemblait à ce dont [elle] se souvenait ». Le poids du passé et le poids du présent semblent empêcher la femme de s&#8217;envoler.</p>
<p align="justify">Le récit débute donc par une enquête policière, la recherche des deux jeunes coucous dont l&#8217;occupation des lieux remuent les propriétaires encagés dans leur maison de rien ou leur appartement sans jardin. Nous découvrons cependant très vite que c&#8217;est une fausse piste et que l&#8217;enjeu du roman ne réside pas ici mais dans quelque chose de plus humain, qui illustre notre capacité à nous enfermer dans une vie qui ne nous va pas et celle, plus difficile à acquérir, de s&#8217;enfuir en prenant son envol. Déjà rencontré dans un de ces précédents romans, <em>Et mon coeur transparent </em>(2008), cette construction séduit par la profondeur qu&#8217;en gagne le récit.</p>
<p align="justify">Dans ce récit, nous retrouvons Véronique Ovaldé dans tout son art : son talent à créer un monde imaginaire détaché du réel mais terriblement semblable à lui, sa construction en fausse piste, ses personnages hauts en couleurs, eux aussi très différents d&#8217;une réalité connue mais chargé d&#8217;une grande humanité qui les rend vrais, tout simplement, la poésie de son écriture&#8230; <em>Des Vies d&#8217;oiseaux</em> est sûrement l&#8217;un des meilleurs romans de Véronique Ovaldé. Une grande réussite qui nous fait découvrir ou retrouver l&#8217;univers au bord du réel (à la fois microcosme et monde imaginaire) et la langue poétique de la romancière.</p>
<p style="text-align:center;" align="justify"><em><img class="aligncenter" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/6/7/2/9782879298276.jpg" alt="" width="400" height="586" />Des vies d&#8217;oiseaux</em></p>
<p style="text-align:center;" align="justify">de Véronique Ovaldé</p>
<p style="text-align:center;" align="justify">ed de L&#8217;Olivier</p>
<p style="text-align:center;" align="justify">18 Août 2011</p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-de-lectures-adultes/des-coups-de-coeurs/'>des coups de coeurs</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-epoque/litterature-contemporaine/'>littérature contemporaine</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-lieux/litterature-francaise-langue-francaise/'>littérature française (langue française)</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2562/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2562&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/des-vies-doiseaux-de-veronique-ovalde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>16</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/6/7/2/9782879298276.jpg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Du Domaine des Murmures de Carole Martinez</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/du-domaine-des-murmures-de-carole-martinez/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/du-domaine-des-murmures-de-carole-martinez/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Aug 2011 22:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[bien, bien]]></category>
		<category><![CDATA[littérature contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature française (langue française)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2466</guid>
		<description><![CDATA[4/7 . . . Une odeur de sainteté Le deuxième roman de Carole Martinez, très attendu en cette rentrée 2011, nous emporte au XIIe siècle auprès d&#8217;une jeune fille de petite noblesse qui, pour échapper à un mariage forcé, décide &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/du-domaine-des-murmures-de-carole-martinez/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2466&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;"><img class="alignleft" src="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" alt="" width="128" height="170" />4/7</p>
<p style="text-align:left;">.</p>
<p style="text-align:left;">.</p>
<p style="text-align:left;">.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Une odeur de sainteté</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Le deuxième roman de Carole Martinez, très attendu en cette rentrée 2011, nous emporte au XIIe siècle auprès d&#8217;une jeune fille de petite noblesse qui, pour échapper à un mariage forcé, décide de s&#8217;emmurer vivante pour ne se soumettre qu&#8217;à Dieu.</p>
<p style="text-align:justify;">Le point de vue de cette jeune fille sur sa famille et sur son époque est poignant, elle qui pourtant ne voit de sa fenestrelle qu&#8217;un &#8220;petit morceau de la cour du château, le bel érable qui en tenait le centre et même,  en approchant [son] visage au plus près des barreaux, un bout de ciel juste au-dessus&#8221;. Son regard sur le monde est rempli de clairvoyance. Liée à sa promesse de ne plus jamais le voir, Esclarmonde le perçoit autrement, à travers le regard de ces centaines de personnes qui viennent la voir sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle ou de Rome. Ils viennent chercher conseils et prières auprès d&#8217;elle, et en échange ils lui offrent le monde.</p>
<p style="text-align:justify;">Malgré son enterrement prématuré, Esclarmonde vit. Son fiancé éconduit à l&#8217;autel continue de lui faire la cour malgré l&#8217;impossibilité de leur amour et en devient &#8220;un homme [qu'elle] aurait pu aimer&#8221;, la vie du domaine continue de la toucher personnellement et, elle qui normalement ne pouvait plus en vivre, est touchée par les évènements.Pour échapper au courroux de l&#8217;Eglise face à un acte dont elle n&#8217;est pas responsable, Esclarmonde ira de mensonges en mensonges.</p>
<p style="text-align:justify;">A travers cette histoire qui nous plonge dans la période des croisades et du système féodal, Carole Martinez nous parle de la féminité. De tous temps et quelque soit leur condition, les femmes semblent mystérieuses. Elles gardent en elle des secrets bien gardés et possèdent une magie bien à elle, une magie qui exerce la fascination des hommes. Chaque femme de ce récit (Esclarmonde, mais aussi sa belle-mère Douce, sa fidèle Jehanne, Berangère ou encore la vieille nourrice et sa sagesse) possèdent en elle une force que les hommes ne semblent pas posséder. Peut-être cette force est-elle liée à la teneur de leurs sentiments qui, chez chacune, semblent échapper à tout contrôle.</p>
<p style="text-align:justify;">Avec <em>Du Domaine des Murmures</em>, Carole Martinez se prête aussi à un va-et-vient entre légendes populaires et croyances religieuses. Les deux s&#8217;entremêlent dans la magie qui est à l&#8217;œuvre comme dans l&#8217;esprit des villageois du domaine. Peut-être le pouvoir de cette magie provient-il même des croyances auxquelles tous croient. Les miracles n&#8217;existent-ils pas uniquement du fait qu&#8217;ils soient considérés comme tels ? Dans tous les cas, Carole Martinez nous plonge dans cet univers de croyances et nous montre la magie, tantôt blanche et tantôt noire, qui réside en ces croyances même.</p>
<p style="text-align:justify;">Son écriture est en adéquation totale avec son récit et avec l&#8217;atmosphère dont elle rend compte, cette atmosphère de superstition qui semble être le plus puissant outil et l&#8217;un des plus dangereux de cette époque et même de tous temps. On craint les châtiments de Dieu comme les fantômes que les légendes populaires font courir dans les pierres d&#8217;un château ou le cours d&#8217;une rivière. Une fascination s&#8217;exerce envers ces histoires que l&#8217;on raconte entre serfs ou que le prêtre dit lors de l&#8217;office. De la même manière, le récit d&#8217;Esclarmonde nous fascine grâce à l&#8217;écriture envoûtante de Carole Martinez. L&#8217;auteur fait de la jeune fille un personnage de légende au destin exceptionnel. Sa manière de raconter et l&#8217;univers d&#8217;irréalité &#8211; une tombe dans laquelle réside une vivante, la magie qui est à l&#8217;oeuvre&#8230; &#8211; au milieu d&#8217;une réalité spatiale et temporelle &#8211; le XIIe siècle en France &#8211; dans lequel elle nous place créé la légende en cours d&#8217;Esclarmonde, qui se présente dans les premières pages comme une nouvelle Sainte Agnès. L&#8217;attitude des pélerins qui la considèrent comme une prophétesse et des villageois qui pensent qu&#8217;elle a fait fuir la mort de la région participent à sa légende également, mais c&#8217;est finalement elle-même et le destin qui feront d&#8217;elle un mythe populaire placé sous l&#8217;égide de la religion.</p>
<p style="text-align:justify;">Cette légende est construite à partir d&#8217;un élément, central, qui n&#8217;apparaît qu&#8217;au milieu du récit. Je ne peux pas vous le révéler, il détruirait sa construction et la complicité qui va peut-être s&#8217;établir entre vous et la narratrice. Cet élément donne cependant à l&#8217;auteur l&#8217;occasion d&#8217;aborder un thème qui, cela  se voit, lui tient au coeur. Elle l&#8217;aborde d&#8217;une très belle manière à travers son intrigue et montre toute la difficulté d&#8217;une situation en lien avec ce thème. On ne peut bien le saisir qu&#8217;en ne sachant rien avant cette lecture, mais sachez que pour cette manière d&#8217;aborder ce thème et pour la vision que l&#8217;auteur en propose, <em>Du Domaine des Murmures</em> vaut le coup d&#8217;être lu. Un magnifique deuxième roman dans lequel Carole Martinez s&#8217;impose par son univers et son écriture.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>.</strong></p>
<p style="text-align:center;">Un immense merci à Lifbly et à la librairie Furet du Nord pour ce partenariat qui m&#8217;a permis de lire un livre de la Rentrée Littéraire 2011 bien avant sa parution et qui semble de plus avoir soigneusement choisi les couples livre/lecteur tellement <em>Du Domaine des Murmures</em> est un livre qui m&#8217;a convaincu et que j&#8217;espérais sans l&#8217;attendre.</p>
<p style="text-align:center;">.</p>
<p style="text-align:center;"><em><img class="aligncenter" src="http://4.bp.blogspot.com/-VVsDvdS5I5M/TlEfnDsakbI/AAAAAAAAHgw/58pNOd7AxsU/s400/Du-domaine-des-murmures.jpg" alt="" width="205" height="299" />Du Domaine des Murmures</em></p>
<p style="text-align:center;">de Carole Martinez</p>
<p style="text-align:center;">ed Gallimard</p>
<p style="text-align:center;">18 Août 2011</p>
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-de-lectures-adultes/bien-bien-vague-tri-de-lectures-adultes/'>bien, bien</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-epoque/litterature-contemporaine/'>littérature contemporaine</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-lieux/litterature-francaise-langue-francaise/'>littérature française (langue française)</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2466/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2466&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/31/du-domaine-des-murmures-de-carole-martinez/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>23</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://4.bp.blogspot.com/-VVsDvdS5I5M/TlEfnDsakbI/AAAAAAAAHgw/58pNOd7AxsU/s400/Du-domaine-des-murmures.jpg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;homme qui n&#8217;y croyait pas de Michel Manière</title>
		<link>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/25/lhomme-qui-ny-croyait-pas-de-michel-maniere/</link>
		<comments>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/25/lhomme-qui-ny-croyait-pas-de-michel-maniere/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 25 Aug 2011 11:40:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>constance93</dc:creator>
				<category><![CDATA[des déceptions]]></category>
		<category><![CDATA[littérature contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature française (langue française)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/?p=2528</guid>
		<description><![CDATA[7/7 . . . Etalage d&#8217;écrivain L&#8217;homme qui n&#8217;y croyait pas, dernier roman de Michel Manière, se propose de plonger son lecteur dans l&#8217;aventure de l&#8217;écriture en suivant le personnage écrivain qui se fait alors écho de l&#8217;auteur, si ce &#8230; <a href="http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/25/lhomme-qui-ny-croyait-pas-de-michel-maniere/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2528&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;"><img class="alignleft" src="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" alt="" width="130" height="174" />7/7</p>
<p style="text-align:left;">.</p>
<p style="text-align:left;">.</p>
<p style="text-align:left;">.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Etalage d&#8217;écrivain<br />
</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><em>L&#8217;homme qui n&#8217;y croyait pas</em>, dernier roman de Michel Manière, se propose de plonger son lecteur dans l&#8217;aventure de l&#8217;écriture en suivant le personnage écrivain qui se fait alors écho de l&#8217;auteur, si ce n&#8217;est l&#8217;auteur lui-même. Celui-ci est en effet au début de l&#8217;écriture de son prochain récit, fortement autobiographique.</p>
<p style="text-align:justify;">Deux récits s&#8217;emmêlent ainsi au sein de <em>L&#8217;homme qui n&#8217;y croyait pas</em>. Le titre, par exemple, convient au deux. Plus souvent on hésite à savoir ce qu&#8217;est la véritable substance de ce récit : la vie et l&#8217;aventure de l&#8217;écriture que vit un écrivain ou le récit que l&#8217;écrivain constitue sous nos yeux, très proche de ce que vit le narrateur du premier ?  Nous sommes perdus, d&#8217;autant plus que la distinction, signalée par une police en italiques pour le récit en court d&#8217;écriture, se double d&#8217;un usage intempestif de l&#8217;italique. La lecture s&#8217;en fait usante, en plus de ne pas être passionnante.</p>
<p style="text-align:justify;">On a en effet l&#8217;impression de ne pas sortir de la vie de notre personnage et de celle de son meilleur ami, fortement lié à elle. C&#8217;est au portrait de deux hommes vieillissants ensemble, l&#8217;un au côté de l&#8217;autre malgré la distance, auquel nous avons affaire. Ces personnages touchés par la vie sont touchants aux yeux du lecteur. On apprend peu à peu les évènements marquants de la vie du narrateur, et on suit ceux qui touchent présentement son meilleur ami, Louis.</p>
<p style="text-align:justify;">Le reproche que je ferai à ce livre, par ailleurs très sensible, est qu&#8217;il est trop centré sur ces personnages. Il nous raconte une histoire que les personnages vivent et le récit se focalise là-dessus. Ce récit nous amène bien sûr sur des sujets très forts comme l&#8217;homosexualité, le deuil d&#8217;un proche à la mort d&#8217;un enfant, mais j&#8217;ai trouvé l&#8217;auteur refermé sur lui-même, son travail d&#8217;écrivain et la vie qu&#8217;il invente à son personnage, si ce n&#8217;est pas sa vie réelle.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;écriture, quant à elle, m&#8217;a paru hélas assez insipide, rempli de tournures et de figures de style pesantes. Le narrateur fait dès le début des références à Proust (notamment) qui ne m&#8217;ont pas interpellé, et qui ne m&#8217;ont en aucun cas donné l&#8217;idée de comparer ce livre à un de ceux de Proust. Mais Michel Manière lui-même décrit mieux que moi ce qu&#8217;est son écriture à travers son narrateur se penchant sur ses écrits de la veille : &#8220;sur des pages et des pages, une tentative d&#8217;analyse que de ronflantes métaphores louchant vers Proust ne parvenaient pas à faire passer pour de l&#8217;écriture&#8221;. Des exemples pour illustrer ?</p>
<blockquote>
<p style="text-align:left;">&#8220;il me fallait <em>y aller</em>, prendre mon élan, foncer, crever ce masque avec mon corps comme le lion crève l&#8217;écran que le dompteur tend devant lui, sauter dans le vide&#8230;&#8221;</p>
<p style="text-align:left;">&#8220;Perdu j&#8217;étais. Et perdu quand donc l&#8217;avais-je été plus qu&#8217;aujourd&#8217;hui, sinon enfant ?</p>
<p style="text-align:left;">Enfant j&#8217;étais.&#8221;</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Alors sans doute suis-je passer à côté de la visée de ce récit, et peut-être d&#8217;autres lecteurs trouveront-ils ce texte vibrant d&#8217;émotion, portant un véritable regard sur la société et le travail d&#8217;écrivain ou que sais-je encore. Il reste que ce livre est une déception pour moi. Je regrette une ouverture vers un monde plus réel que celui de notre narrateur, et une écriture plus fluide et efficace. Dommage&#8230;</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://www.decitre.fr/gi/74/9782021052374FS.gif" alt="" width="322" height="475" />L&#8217;homme qui n&#8217;y croyait pas</p>
<p style="text-align:center;">de Michel Manière</p>
<p style="text-align:center;">ed du Seuil</p>
<p style="text-align:center;">à paraître &#8211; 31 Août 2011</p>
<p style="text-align:center;">.</p>
<p style="text-align:center;">Merci tout de même à <a href="http://www.libfly.com/" target="_blank">Libfly </a>et <a href="http://www.furet.com/" target="_blank">Furet du Nord</a> pour ce livre reçu dans le cadre de l&#8217;opération</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://www.libfly.com/public/images/pave-rentree-litteraire.jpg" alt="" width="350" height="300" /></p>
<p style="text-align:justify;">
<br />Classé dans:<a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-de-lectures-adultes/des-deceptions/'>des déceptions</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-epoque/litterature-contemporaine/'>littérature contemporaine</a>, <a href='http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/category/vague-tri-des-lectures-par-lieux/litterature-francaise-langue-francaise/'>littérature française (langue française)</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2528/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=petiteslecturesentreamis.wordpress.com&amp;blog=10608620&amp;post=2528&amp;subd=petiteslecturesentreamis&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/2011/08/25/lhomme-qui-ny-croyait-pas-de-michel-maniere/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
	
		<media:content url="http://1.gravatar.com/avatar/3c0dd52e9c5673ff4fb5e520708dbc89?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">constance93</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg" medium="image" />

		<media:content url="http://www.decitre.fr/gi/74/9782021052374FS.gif" medium="image" />

		<media:content url="http://www.libfly.com/public/images/pave-rentree-litteraire.jpg" medium="image" />
	</item>
	</channel>
</rss>
