L’invention d’Hugo Cabret de Brian SELZNICK

L’invention d’Hugo Cabret

Brian Selznick

Gallimard Jeunesse

2008 pour la version française

ÉLOGE DU CINÉMA EN MOTS ET EN IMAGES

L’invention de Hugo Cabret : roman en mots et en images de Brian Selznick


« Roman en mots et en images ». C’est ce que nous dit la page de garde. Et c’est bien ce qu’est ce roman jeunesse : des mots et des images assemblés ensemble, un peu comme au cinéma, pour former une histoire…

Des mots. Des mots mis en arrière-plan, comme pour donner du sens à des images. Des suites de mots qui ressemblent aux intertitres du cinéma muet. Des intertitres qui font eux-même l’éloge du cinéma muet : on nous parle du Voyage dans la lune du grand Méliès et nous fait un clin d’œil à L’entrée en Gare de la Ciotat des Frères Lumière.

Cinéma. Cinéma muet. Cinéma de George Méliès. George Méliès est le personnage et le thème de ce roman. Une fiction, par définition (tout comme le cinéma de Méliès d’ailleurs). Mais une belle fiction qui nous invente un Méliès pas mort en 1938, qui a bien vieilli mais dans une pauvreté qui l’a poussé à prendre un anonymat total, une fiction assez proche de la réalité mis à part la date. Un Méliès généreux comme il devait l’être, mais un Méliès qui n’arrive pas à vivre sans art ni prestidigitation (il est devenu créateur et vendeur de jouets automates et continue ses tours de magie). Le récit est centré sur son chef-d’œuvre : Voyage dans la lune, réalisé en 1902. On évoque aussi sa dernière épouse, Jeanne d’Alcy, une ancienne actrice avec qui il ouvre un magasin de jouets dans la gare de Paris-Montparnasse, magasin lui aussi évoqué.

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Images. Dessins, illustrations, films. Les « images » de L’invention d’Hugo Cabret sont tout cela. Des dessins en noir et blanc. Des suites d’images qui nous téléportent dans un film continu qui exprime beaucoup, tout comme le cinéma muet.

Histoire. La fiction nous raconte l’histoire d’Hugo, un jeune orphelin qui vit dans les conduits de la gare de Paris-Monparnasse, répare toutes ses horloges, rêve de magie et créé des automates. Il vole aussi à l’occasion. Mais seulement pour manger, vivre, et avoir le matériel indispensable à la réalisation de son rêve : réparer l’automate que son père réparait au moment de sa mort. Un automate qui sait écrire et qui, il en est sûr, va lui confier un secret. Alors, quand le marchand de jouets le prend sur le fait et garde le carnet de son père où il y avait tous les croquis nécessaires à la réparation, il se croit perdu. Mais une fille, la filleule du marchand de jouet, décide de l’aider et le marchand de jouets l’engage dans sa boutique. Il rappelle au vieux marchand d’étranges souvenirs en même temps que l’automate lui confie son secret. Le nom de papi George pourrait-il ressortir au grand jour ? A quel prix pour lui ?

Éloge. Éloge de George Méliès. Magnifique.

Le roman en mots et en image : un style poétique et inédit, une expérience unique.

A propos constance

Constance est une étudiante bretonne de 20 ans. Elle tient ce blog depuis 3 ans et se dit passionnée de littérature en tous genres même si elle lit plutôt des romans. petiteslecturesentreamis@hotmail.fr
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Un commentaire pour L’invention d’Hugo Cabret de Brian SELZNICK

  1. Luna dit :

    Une très belle découverte ! J’ai beaucoup aimé la façon dont les images font avance le texte…

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